L’actualité

17 octobre
2018

Vidéo - Colocalisation franco-allemande à Dacca

A l’occasion de la visite en France le 16 octobre d’Heiko Maas, Ministre des affaires étrangères allemand, nous revenons sur une illustration concrète de la coopération franco-allemande. Le MEAE et l’Auswärtiges Amt sont engagés de longue date dans une coopération institutionnelle visant à rapprocher leurs structures à l’étranger pour développer les synergies au niveau local.

La construction à Dacca d’un bâtiment commun par l’architecte Stéphane Paumier pour abriter les ambassades française et allemande est venue marquer une nouvelle étape dans ce domaine. Un immeuble neuf, abritant les deux ambassades, a été livré en mai 2017. Les locaux servent de lieu de travail pour les diplomates français et allemands ainsi que pour leurs collègues bangladais recrutés localement. Les deux missions fonctionnent avec des services intégrés, y compris la sécurité et les services consulaires.

Voici le témoignage de l’Ambassadrice de France à Dacca, Mme Marie-Annick Bourdin :

Des projets similaires sont actuellement à l’étude, pour les sites de Khartoum et de Lagos, tirant les enseignements des premières expériences d’implantations diplomatiques communes à Dacca et Koweït City.

Plus d’informations sur les colocalisations existantes : https://www.france-allemagne.fr/Les-colocalisations-franco.html

16 octobre 2018


Photos Ambassade de France à Dhaka © Architecte Stéphane Paumier

3 octobre
2018

Allemagne – Déplacement de Jean-Yves Le Drian pour la « Quinzaine franco-allemande en Occitanie » (Toulouse, le 2 octobre 2018)

Jean-Yves Le Drian se rend mardi 2 octobre à Toulouse pour participer à la première édition de la « Quinzaine franco-allemande en Occitanie », organisée par l’association "Allemagne-Occitanie".

"L’Europe au cœur » en partenariat avec la Fondation La Dépêche, la région Occitanie et l’ambassade d’Allemagne en France. M. Jean-Yves Le Drian interviendra lors de la conférence consacrée aux « intellectuels allemands et La Dépêche dans les années 1930 », en présence de M. Nikolaus Meyer-Landrut, ambassadeur d’Allemagne en France, de Mme Marie-France Marchand-Baylet, présidente du groupe de presse La Dépêche et de Mme Carole Delga, présidente de la région Occitanie.

Le but de la Quinzaine est de promouvoir en Occitanie les liens unissant Français et Allemands et de faire vivre l’amitié franco-allemande au plus près des citoyens et du territoire au travers d’événements culturels, économiques, éducatifs et sportifs. Lors de cette Quinzaine, une attention particulière a été portée à la jeunesse et au thème de la mobilité des apprentis, qui est l’une des priorités de notre coopération bilatérale avec l’Allemagne, depuis le lancement du projet-pilote franco-allemand de mobilité des apprentis le 23 novembre 2015 au Quai d’Orsay par les secrétaires généraux de la coopération franco-allemande.

En 2019, cette quinzaine sera organisée en Allemagne.

Le couple franco-allemand est à l’avant-garde de la refondation d’une Europe plus souveraine, plus unie et plus démocratique, portée par le Président de la République. La vitalité de cette relation s’incarnera en 2019 dans la signature d’un nouveau traité de l’Élysée qui permettra d’adapter aux enjeux du XXIe siècle le socle de cette coopération sans équivalent. Le traité de l’Élysée, signé par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer en 1963, a joué un rôle fondamental pour la réconciliation des sociétés française et allemande après des décennies de guerre, en favorisant les jumelages et les échanges avec la jeunesse, notamment grâce à l’Office franco-allemand pour la jeunesse."

2 octobre
2018

Conférence : Les appels d’offres éoliens en France et en Allemagne : retours d’expérience, défis et perspectives (16 octobre 2018)

En 2017, ont eu lieu les premiers appels d’offres éoliens en France et en Allemagne. En Allemagne, la loi sur les énergies renouvelables (EEG), dans sa version de 2017, a généralisé les appels d’offres à tous les projets éoliens de plus de 750kW. La même année, la France a introduit deux dispositifs de soutien : les installations à partir de 7 éoliennes sont désormais soumises à la procédure d’appel d’offres tandis qu’un guichet ouvert avec complément de rémunération est mis en place pour les installations jusqu’à 6 éoliennes et avec une limite individuelle de 3 MW par turbine. Suite aux premiers résultats des appels d’offres de 2017, des évolutions sont à venir.

La conférence de l’OFATE aura pour objectif d’analyser les mécanismes d’appels d’offres éoliens en France et en Allemagne et abordera les questions suivantes :
• Quels sont les développements des cadres juridiques à venir pour les systèmes d’appels d’offres en France et en Allemagne ?
• Quelles stratégies peuvent être développées dans le cadre des appels d’offres ?
• Quelles différences y a-t-il entre les cadres juridiques allemand et français pour les projets citoyens d’énergie ?
• Quelles perspectives y-a-t-il pour les appels d’offres bi-technologiques en France et en Allemagne ?
• Quels sont, dans le contexte actuel, les modèles d’affaires émergents ?

Date : 16 octobre 2018

Organisateur :
Office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE)

Lieu : Ambassade de France à Berlin, Wilhelmstraße 69, 10117 Berlin

Renseignements et inscriptions :

https://energie-fr-de.eu/fr/manifestations/lecteur/les-appels-doffres-eoliens-en-france-et-en-allemagne-retours-dexperience-defis-et-perspectives.html

19 septembre
2018

500 jeunes d’Europe et des pays voisins se réunissent pour développer des idées pour la paix



Du 14 au 18 novembre 2018, 500 jeunes participeront à la rencontre internationale « Youth for Peace – 100 ans après la Première Guerre mondiale, 100 idées pour la paix », organisée à Berlin.

Réunis en ateliers et accompagnés par des animateurs expérimentés, les 500 jeunes élaboreront des idées concrètes pour établir, maintenir et renforcer la paix et tenteront de poser les jalons d’une culture commémorative européenne et transnationale.

Deux cérémonies officielles, en ouverture et en clôture, encadreront l’événement en présence de nombreux responsables politiques, notamment le président Frank-Walter Steinmeier et le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

À l’issue de ces trois jours, les participants remettront leurs propositions à de hauts responsables politiques et en débattront avec eux, partageant ainsi leur conception d’un avenir pacifique en Europe et des relations entre le Vieux Continent et ses voisins.

Nouveau regard sur la Première Guerre mondiale et mémoire commune

Cette rencontre représente un enjeu majeur, celui de confronter, pour la première fois à cette échelle, les différentes perspectives sur les évènements de la fin de la Première Guerre mondiale. Quelles en sont, aujourd’hui encore, les répercussions sur les pays concernés ? Comment passe-t-on de l’état de guerre à la paix ? Que signifie le concept de « paix en Europe » aujourd’hui ? Les questions liées à l’avenir du continent et de ses relations avec les pays orientaux et méridionaux limitrophes seront également abordées.

Grâce au savoir-faire de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) en matière de pédagogie de la paix, de travail de mémoire et d’apprentissage interculturel, cette rencontre multi-perspectiviste devrait permettre de faire émerger une mémoire collective qui dépasse l’approche nationale ou bilatérale.

500 participants reflètent la diversité de l’Europe

Âgés de 15 à 22 ans, les 500 participants, issus de 39 pays, ont été sélectionnés parmi 1 600 candidatures. À l’initiative de l’Ambassade de France/Institut français d’Allemagne, avec le soutien de la Mission du Centenaire, en coopération avec les ministères de l’éducation des Länder et le ministère de l’Education nationale, 100 élèves, scolarisés dans près de 100 établissements en France, en Allemagne et en Europe, viendront en tant qu’ « Ambassadeurs pour la paix » présenter leurs propositions pour un avenir pacifique. Ils contribueront ainsi à la définition d’un avenir commun, résolument orienté vers la coopération entre les peuples.

2014 – 2018 : cinq années pour sensibiliser les jeunes à la paix

Le projet « Youth for Peace – 100 ans après la Première Guerre mondiale, 100 idées pour la paix » vient clore une série d’évènements, organisés en lien avec le centenaire de la Première Guerre mondiale.

En 2014, c’est au Vieil-Armand (Hartmannswillerkopf), en Alsace, théâtre de l’une des batailles les plus sanglantes de la Grande Guerre, qu’une centaine de jeunes de France et d’Allemagne a transmis un message de paix aux chefs d’État des deux pays, François Hollande et Joachim Gauck.

En 2016, 4 000 adolescents ont célébré la paix à Verdun, en présence du président de la République française, François Hollande, et de la chancelière allemande, Angela Merkel, ainsi que de nombreux membres des deux gouvernements.

Durant cette période, l’OFAJ s’est aussi adressé aux jeunes, aux acteurs du travail de jeunesse et de l’éducation ainsi qu’aux associations, à travers un appel à projets intitulé « 100 projets pour la paix en Europe ». Des initiatives mettant l’accent sur la transmission de valeurs pacifiques et sur des approches ou des instruments destinés à entretenir un travail de commémoration ont été subventionnées. Ils feront l’objet d’une évaluation par un groupe de chercheurs qui identifieront leur impact et leur apport à la construction d’une mémoire commune au regard d’une histoire partagée.

Une coopération internationale exceptionnelle

Cette manifestation est placée sous le patronage du ministère fédéral des Affaires étrangères allemand et de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale.

Elle est organisée par l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, en étroite coopération avec l’Institut français d’Allemagne, l’Ambassade de France en Allemagne, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e.V et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

Huit organisations de jeunesse bi- et multilatérales sont partenaires du projet ainsi que la Körber-Stiftung, le groupe de travail fédéral « Arbeit und Leben », l’agence « Jugend für Europa » et l’agence fédérale allemande dédiée au travail de jeunesse « IJAB e.V. ».

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site : https://www.ofaj.org/youth-for-peace.html ou contactez le service presse : thieltges@ofaj.org, +33 1 40 78 18 45.

7 septembre
2018

Une journée franco-allemande placée sous le signe du climat et de l’environnement (7 septembre 2018)

Une journée franco-allemande placée sous le signe du climat et de l’environnement (7 septembre 2018)

Les Secrétaires d’État français et allemand chargés de l’Environnement, Brune POIRSON et Jochen FLASBARTH, ont lancé hier à Paris un groupe de travail interministériel sur la question climatique (“ Groupe de travail Meseberg sur le Climat”). À travers ce lancement, la France et l’Allemagne réaffirment leur détermination à agir, dans tous les secteurs, sur l’urgence climatique, dans un contexte de fréquence accrue des catastrophes naturelles. À cette occasion, les ministères de l’Environnement français et allemand ont également renforcé leur coopération pour répondre aux nombreux défis dans les domaines de la biodiversité et de l’exposition aux substances chimiques.

Les Secrétaires d’État Brune POIRSON (FRA) et Jochen FLASBARTH (ALL) ont déclaré : « la Déclaration du Sommet franco-allemand de Meseberg en juin dernier a envoyé un signal fort sur la question climatique, et ce sur la base d’un mandat clair : seul un effort interministériel nous permettra de mettre en œuvre l’Accord de Paris et d’atteindre nos objectifs climatiques ; ce n’est qu’en suscitant des changements dans des domaines clés, tels que, les transports, l’énergie, les bâtiments, l’industrie ou l’agriculture que nous irons de l’avant ; aujourd’hui, avec la première réunion du groupe de travail interministériel sur le climat, nous répondons à la demande du Président de la République française et de la chancelière allemande et nous intensifions notre collaboration à tous les niveaux en lien avec les ministères concernés. Une pareille coopération est inédite et encourageante. »

Ainsi, des représentants des ministères français et allemand de l’Environnement, de l’Économie, de l’Énergie, des Finances, de l’Agriculture, des Transports, de la Construction, des Affaires étrangères, du Développement et de la Recherche ont participé au lancement du groupe de travail, sous la présidence des Secrétaires d’État, Brune POIRSON et Jochen FLASBARTH.

Le Groupe de travail Meseberg sur le climat s’est concentré sur les moyens de répondre aux ambitions de l’accord de Paris, sur la contribution de chaque secteur de l’économie à la réalisation des objectifs climatiques à moyen et long terme et sur une utilisation efficace des instruments disponibles pour atteindre ces objectifs climatiques ambitieux, tels que le budget de l’UE, la finance durable et les incitations économiques. La France et l’Allemagne ont notamment décidé de présenter d’ici début 2019 des options sur la tarification du carbone. Enfin, une collaboration sur des initiatives au niveau international visant à mettre en œuvre de manière décisive l’Accord de Paris a été proposée.

A cette occasion, dans le cadre d’un séminaire, les ministères de l’Environnement français et allemand ont également partagé leurs positions sur le climat, la biodiversité, ainsi que sur les questions de santé et d’environnement et ont défini des pistes d’action communes.

En matière de biodiversité, la France et l’Allemagne reconnaissent la nécessité de générer une dynamique et une prise de conscience de même ampleur que celles générées par le climat. Cela suppose l’adoption de mesures trans-sectorielles relatives notamment à l’utilisation des pesticides, la protection des espaces naturels, l’eau, etc... La France et l’Allemagne profiteront de plusieurs événements internationaux majeurs sur la biodiversité qui auront lieu d’ici 2020 pour porter ce message. Les deux ministères s’accordent pour la mise en œuvre obligatoire de l’eco-scheme proposé par la Commission dans le cadre de la future PAC pour tous les États membres dans le cadre de la future PAC notamment dans un objectif de reconquête de la biodiversité au niveau européen. À cette fin, le renforcement de l’ambition environnementale de la PAC portée de façon constante par la France est indispensable pour répondre aux attentes de la société et orienter la transition du secteur agricole vers des modèles de production plus durables.

En ce qui concerne les questions de santé et d’environnement, les ministères de l’environnement français et allemand travailleront ensemble pour améliorer la mise en œuvre du règlement REACH, en améliorant par exemple les informations sur les effets à long terme des substances chimiques pour la santé et l’environnement. Ils exploreront également les possibilités pour renforcer la qualité, l’indépendance et la transparence des processus d’évaluation toxicologique réalisés par les agences européennes. Ils s’efforceront de faire en sorte que l’UE propose une définition ambitieuse des nanomatériaux, qui soit transversale à toutes les réglementations et applicable à tous les secteurs de l’économie.

En parallèle à la réunion des ministères, des collectivités locales, pionnières sur la transition énergétique se sont réunies lors d’une grande conférence à Montreuil pour échanger leurs expériences et forger de nouvelles alliances. Cette initiative visant à renforcer la coopération au niveau des régions et des villes a été lancée lors du séminaire de l’année dernière. « Voir de tels partenariats climatiques franco-allemands se développer est absolument fantastique. Ces villes façonnent leur avenir énergétique avec une véritable vision à long terme », ont déclaré les Secrétaires d’État, Jochen FLASBARTH et Brune POIRSON.

Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/journee-franco-allemande-placee-sous-signe-du-climat-et-lenvironnement

17 août
2018

Entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Angela Merkel (17 août 2018)

Le Président de la République s’est entretenu aujourd’hui par téléphone avec la Chancelière allemande Angela Merkel.

L’entretien a porté sur la Syrie, en particulier sur la région d’Idlib où les risques humanitaires sont très élevés. Les deux dirigeants ont insisté sur les efforts nécessaires pour soutenir un processus politique inclusif permettant une paix durable dans la région.

Le Président de la République et la Chancelière ont échangé sur la situation en Ukraine.

Ils ont également évoqué le secours des migrants en Méditerranée et la nécessité de travailler à une solution européenne coordonnée pour lutter contre les passeurs et accueillir les navires de sauvetage en Méditerranée.

Source : communiqué de l’Elysée : http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-entretien-telephonique-entre-le-president-de-la-republique-et-la-chanceliere-allemande-angela-merkel/

27 juillet
2018

Colloque - Crise migratoire et perspectives politiques en France, en Allemagne et en Europe (octobre 2018)


Lundi 15 et mardi 16 octobre 2018 - Maison Heinrich Heine, Cité internationale universitaire de Paris

Cette rencontre constitue le dernier volet du projet de formation-recherche « La France et l’Allemagne à l’épreuve de la crise migratoire », mené par l’IFAEE (l’Institut franco-allemand d’études européennes, ex-CIRAC), l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP) et la Freie Universität de Berlin, avec le soutien du Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA) et du centre de recherche AGORA de l’université de Cergy-Pontoise.

Accueilli à la Maison Heinrich Heine, ce colloque fournira l’occasion d’étudier les perceptions française, allemande et européenne face aux flux migratoires et s’intéressera à la problématique de la montée des populismes. Il sera ensuite question de la capacité de la France et de l’Allemagne à coopérer sur le sujet. L’attention se focalisera enfin sur les réactions des autres pays européens (Italie et Royaume-Uni) et sur la politique européenne en matière de migration.

Ce colloque s’adresse à des experts français et allemands de la thématique traitée (chercheurs, enseignants-chercheurs, journalistes, responsables institutionnels et politiques) et sera ouvert aux étudiants de niveau Master et doctorants intéressés.

Les contributions présentées dans le cadre du projet feront l’objet d’une publication.

Langues de travail : allemand et français avec traduction simultanée le 15/10, français le 16/10.

Lieu : Maison Heinrich Heine – Cité internationale universitaire de Paris, 27C boulevard Jourdan, 75014 Paris

En savoir plus et s’inscrire : http://www.cirac.u-cergy.fr/crise-migratoire-et-perspectives-politiques-en-france-en-allemagne-et-en-europe/

27 juillet
2018

Appel à candidatures pour le Conseil culturel franco-allemand des jeunes (novembre 2018)

Les 5 et 6 novembre 2018 , le Haut Conseil culturel franco-allemand (HCCFA) organise un « Conseil culturel franco-allemand des jeunes » à Strasbourg.

Cet événement vise à rassembler 50 artistes, auteurs, étudiants ou professionnels de la culture âgés de 30 ans maximum, Français et Allemands confondus, afin qu’ils puissent témoigner de leurs pratiques culturelles et partager leurs expériences et leurs idées sur le rôle de la culture en Europe. Le bilan des échanges sera adressé aux décideurs politiques français et allemands.

La participation est gratuite (repas et hébergement pris en charge, frais de voyage subventionnés par l’OFAJ), la maîtrise de l’allemand n’est pas obligatoire (des interprètes professionnels assureront une traduction simultanée) et la date-limite fixée au 31 août.

Retrouvez l’appel à candidatures sur notre site, ainsi que sur nos pages Facebook et Twitter.

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26 juillet
2018

Initiative franco-allemande sur la lutte contre les trafics illicites d’armes à feu dans les Balkans occidentaux (26 juillet 2018)

La France a renforcé son action internationale en matière de lutte contre les trafics illicites d’armes légères et de petit calibre (ALPC) suite aux attentats terroristes commis sur le territoire national en 2015. Elle a notamment assuré la Présidence de la Troisième Conférence d’Examen du Programme d’Action des Nations Unies en vue de prévenir, combattre et éradiquer le commerce illicite des ALPC, qui s’est tenue à New York du 18 au 29 juin 2018.

Lors du Sommet de Trieste sur les Balkans occidentaux, le 12 juillet 2017, le Président de la République a proposé que la France joue un rôle de chef de file en matière de lutte contre le trafic illicite d’ALPC dans la région, qui comprend d’importants stocks d’armes à feu. Europol estime entre 3,2 et 6,2 millions le nombre total d’armes actuellement en circulation dans les Balkans occidentaux.

Dans la lignée des annonces du Président de la République, la France et l’Allemagne ont lancé fin 2017 une initiative de coordination sur la lutte contre les trafics d’armes à feu dans les Balkans occidentaux afin de renforcer le dialogue et la coopération avec les autorités des six pays de la région, d’améliorer la coordination des donateurs et d’engager de nouvelles actions pour mieux lutter contre les trafics illicites d’ALPC dans la région.

L’initiative franco-allemande comporte deux volets :

1. Une feuille de route régionale pour lutter contre les trafics d’ALPC dans les Balkans occidentaux a été élaborée en accord avec les six pays de la région. Elle fixe 7 grands objectifs que les gouvernements de la région s’engagent à atteindre d’ici 2024, et définit des indicateurs de suivi précis. Les pays de la région élaboreront des plans d’action nationaux pour mettre en œuvre les objectifs de la feuille de route.

La feuille de route a été présentée et adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement lors du Sommet de Londres sur les Balkans occidentaux (9-10 juillet 2018) :

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2. Des réunions de coordination locales sont organisées par la France et l’Allemagne dans chacun des six pays des Balkans occidentaux au cours de l’année 2018. Elles rassemblent les donateurs bilatéraux, les représentants des pays hôtes, et les organisations internationales, régionales et ONG actives en matière de lutte contre les trafics d’ALPC.

Ces réunions visent à dresser un état des lieux des actions entreprises, à engager un dialogue avec les autorités sur les progrès réalisés et les axes prioritaires à renforcer, et à discuter d’opportunités d’actions et de financements communs entre les donateurs.

Trois réunions ont déjà été organisées, au Monténégro (février 2018), en Serbie (avril) et en Bosnie-Herzégovine (juin). Les trois dernières réunions (Macédoine, Albanie, Kosovo) auront lieu à l’automne 2018.

Pour clôturer la première année d’existence de l’initiative franco-allemande, une réunion de haut niveau sera organisée par la France à Paris en décembre 2018. La réunion de Paris permettra de centraliser les enseignements des réunions locales et d’annoncer des mesures de renforcement de la coopération ainsi que de nouveaux financements au profit des pays de la région pour mettre en œuvre les objectifs de la feuille de route.

Liens :

Sommet de Londres : https://www.gov.uk/government/topical-events/western-balkans-summit-london-2018

Roadmap sur le site du Sommet de Londres : https://www.gov.uk/government/publications/sustainable-solution-to-illegal-small-arms-and-light-weapons-salw-in-the-western-balkans-by-2024-roadmap

10 juillet
2018

10 ans du centre de crise : Interview du diplomate d’échange (10 juillet 2018)

Le Centre de crise et de Soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été créé le 2 juillet 2008 dans un monde marqué par des crises de plus en plus fréquentes (sécuritaires, climatiques, humanitaires, politiques, sanitaires...). Depuis 10 ans, le CDCS mobilise et coordonne les moyens du Quai d’Orsay et de ses partenaires en cas de crise à l’étranger afin de venir en aide aux Français en situation de danger, voyageurs ou expatriés, et de soutenir les populations locales à la demande et en lien avec leurs autorités.

A l’occasion des 10 ans du Centre, nous avons interviewé Erwin Ganzer, diplomate d’échange allemand, en mission pendant un an au CDCS.

1) Pouvez-vous nous décrire votre poste et vos missions au sein du centre de crise et de soutien ?

Au sein du centre de crise et de soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, je suis affecté à l’unité de soutien à la gestion de situations d’urgence (GSU).

Quand survient une crise, par exemple en cas d’attaque terroriste, l’unité GSU coordonne la mise en place de la ligne téléphonique d’urgence du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour répondre aux demandes des citoyens et assure un soutien logistique pour l’organisation de la cellule de crise à Paris. En tant que de besoin, des membres de l’équipe peuvent en outre être envoyés en renfort sur le lieu de crise, auprès de la représentation française à l’étranger. Vient ensuite en premier plan l’assistance aux membres de la famille des victimes.

Dans les périodes où il n’y a pas de crise grave, l’Unité GSU assure une formation en matière de gestion de crise à destination des agents à la centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et dans les représentations françaises à l’étranger. Ces formations s’effectuent tant à Paris que directement sur place. J’ai par exemple participé récemment à une formation dans les ambassades françaises de Jakarta et de Kuala Lumpur.

Il fait également partie de mes missions d’assurer un contact direct et rapide entre le CDCS à Paris et le Centre de réaction aux crises à l’Auswärtigen Amt de Berlin.

2) Combien de temps dure cet échange ?

L’échange avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères sur ce poste est d’une durée d’un an. Je vais passer ensuite encore trois ans à Paris et travaillerai à l’ambassade allemande.

3) Quel est l’intérêt d’un tel échange pour la France et l’Allemagne ?

Bien sûr, un tel échange a plus généralement aussi une dimension politique et historique. Du fait des contacts personnels directs, il contribue en outre à mieux se connaître et à mieux se comprendre.

L’échange entre les deux ministères des Affaires étrangères existe depuis de nombreuses années déjà. Les postes pourvus dans le cadre de cet échange ont évolué dans le temps.

Pour le moment, nous sommes quatre Allemands à travailler au Quai d’Orsay à Paris, de la même manière que des collègues français continuent à travailler à l’Auswärtiges Amt à Berlin. La durée du stage varie selon les fonctions exercées et en règle générale, les fonctionnaires d’échange, comme on les appelle officiellement, sont également employés ensuite à l’ambassade. Les connaissances acquises et les contacts noués au Quai d‘Orsay sont d’une grande utilité à cet égard.

L’échange entre les deux centres de crise ne date pas d’il y a si longtemps. Ce sont les deux ministres des Affaires étrangères d’alors, MM. Ayrault et Steinmeier, qui en sont convenus. L’objectif était d’instaurer une coopération encore plus étroite entre la France et l’Allemagne notamment dans des situations de crise. Celles-ci ne tardèrent malheureusement pas à se manifester : l’accord a été signé ici, au CDCS, dans l’après-midi du 13 novembre 2015 ; à la suite de la signature, les deux ministres des Affaires étrangères se sont rendus au Stade de France, pour assister au match de football France-Allemagne. Et vous vous souvenez, c’est le soir où Paris a été secoué par une série d‘attentats.

4) Est-ce qu’il y a des différences dans la manière de travailler entre la France et l’Allemagne ?

On me pose souvent cette question. Il y a des différences bien sûr. L’intérêt d’un échange est justement de travailler encore mieux ensemble. C’est pourquoi j’estime que l’important, c’est de mettre au premier plan avant tout les points communs, les intérêts communs.

Dans le domaine de la gestion de crise justement, nous procédons en grande partie de la même manière, nous sommes confrontés aux mêmes défis et aux mêmes missions, avons les mêmes objectifs et nous concertons de ce fait très souvent de façon étroite et en toute confiance. C’est pourquoi il est extrêmement important que l’on sache comment les choses sont réglées ici, quelle est la manière de procéder à Paris. Et ce n’est possible, encore une fois, que lorsque l’on est très proche, comme c’est le cas pour moi, et que l’on est impliqué régulièrement et ouvertement dans le fonctionnement de la maison.

5) Quelles étaient vos motivations pour cette mission d’échange et qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Ce qui m’a plu dès le début dans le fait de travailler au ministère des Affaires étrangères, c’est qu’au cours de sa carrière professionnelle, non seulement on exerce sans cesse ses fonctions dans de nouveaux endroits du monde entier, mais souvent aussi dans des domaines complètement différents et que l’on doit toujours s’adapter à de nouvelles conditions de vie et de travail. Même au bout de plus de 30 ans de carrière, je trouve cela encore très stimulant. Le poste de fonctionnaire d‘échange constitue à cet égard un défi d’une nature tout à fait particulière et dans cette mesure, une mission particulièrement attractive.

Cela représente pour moi personnellement une expérience toute particulière. Je continue à estimer que c’est un grand privilège de pouvoir travailler dans un autre ministère des Affaires étrangères. J’ai beaucoup appris sur Paris, sur la France, sur la politique étrangère et sur la gestion des crises. Et cela a été très bénéfique pour mon français. Et si cela a pu un tant soit peu contribuer à resserrer encore la coopération franco-allemande, c’est d’autant mieux.

6) Qu’est-ce qui vous plait, plus généralement, en France ?

Je pourrais résumer ainsi : quiconque connaît la France pourra comprendre que c’est quelque chose de tout à fait particulier de pouvoir vivre avec sa famille à Paris. On peut tout particulièrement profiter des nombreuses terrasses de cafés et des merveilleux restaurants.

Légende photo : Formation à l’Ambassade de France à Kuala Lumpur. Crédits : par Laurent Audoin (CDCS)

Pour en savoir plus sur les diplomates d’échange : https://www.france-allemagne.fr/Les-echanges-franco-allemands-de.html