L’actualité

15 février
2019

Qui, sinon nous ? (15 février 2019)

Tribune de Jean-Yves Le Drian et Heiko Maas, respectivement ministres français et allemand des Affaires étrangères, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence de Munich sur la sécurité. Publiée dans le quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung ».

Le système multilatéral tel qu’il a été conçu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale traverse ce qui est peut-être la crise la plus grave de son existence. Malheureusement, l’idée qu’un système international fondé sur des règles est le meilleur garant de notre sécurité et de notre prospérité n’est plus évidente pour tous. La confiance et la force obligatoire des engagements qui caractérisent la coopération internationale, la recherche de solutions communes, la force et la capacité d’action des institutions - toutes ces valeurs et ces principes s’érodent, menaçant de nous ramener à un « monde d’hier ». Cette année encore, lors de la 55e Conférence de Munich sur la sécurité, la situation critique dans laquelle se trouve le multilatéralisme (autrement dit une politique extérieure de différents États fondée sur la coopération) dominera les discussions.

L’ordre international est soumis à des pressions massives. Certains acteurs misent de manière accrue sur la politique de puissance, minent l’idée d’un ordre fondé sur des règles pour pouvoir faire jouer la loi du plus fort à leur profit. Dans le même temps, dans de nombreuses sociétés, y compris du monde occidental, des critiques se font jour quant à l’apparente inefficacité de la coopération internationale. De plus en plus de voix s’élèvent selon lesquelles il conviendrait de rejeter cette coopération au motif qu’elle serait trop coûteuse et de faire comme si les problèmes mondiaux tels que le changement climatique, les migrations et la cybersécurité pouvaient être traités à l’intérieur des frontières nationales. La concurrence entre grandes puissances et la montée des nationalismes entraînent un éclatement accru de l’ordre mondial sur les plans politique, économique et sociétal.

Afin de contrer cette tendance, les États partageant les mêmes vues doivent entreprendre des actions communes et renforcer leur engagement en faveur du multilatéralisme. La France et l’Allemagne entendent être pionnières en la matière. De concert avec nos partenaires européens, nous misons sur la coopération multilatérale et sur un ordre mondial fondé sur des règles. Nous sommes convaincus qu’un engagement renouvelé en faveur du multilatéralisme, une alliance pour le multilatéralisme, est plus que jamais nécessaire pour stabiliser l’ordre mondial fondé sur des règles, en préserver les principes et l’adapter à de nouveaux défis si nécessaire. C’est pourquoi nous voulons tisser avec nos partenaires un réseau mondial de ceux qui, comme nous, sont convaincus que la poursuite d’intérêts nationaux et légitimes et la protection des biens communs de l’humanité ne sont pas contradictoires mais parfaitement compatibles.

Nous devons protéger les normes, accords et institutions internationaux lorsqu’ils sont soumis à des pressions, que leur existence ou leur financement est menacé. Sont notamment concernés le droit international, ainsi que les droits de l’homme et le droit humanitaire international, qui subissent chaque jour des violations dans le monde entier, exacerbant les conflits. Cela implique que nous nous engagions en faveur d’un commerce libre et équitable et que nous mettions tout en œuvre pour préserver les avancées diplomatiques significatives telles que l’accord sur le nucléaire iranien, les accords sur la lutte contre le changement climatique ou les régimes de maîtrise des armements.
Nous devons également faire preuve d’un engagement et d’une détermination accrus là où une régulation politique est nécessaire et où les défis nouveaux exigent une réponse commune. Cela vaut en particulier pour les crises régionales et les nouveaux mécanismes de coopération internationale. À l’ère du numérique, nous nous engageons pour une régulation appropriée qui concilie respect de la vie privée, préoccupations liées à la sécurité et défense des libertés individuelles. Et nous entendons formuler des réponses multilatérales efficaces aux cyberattaques et aux manipulations malveillantes de l’information.

Sans aucun doute, le système multilatéral actuel n’est pas parfait. Il n’est pas toujours en mesure de trouver les réponses adaptées aux innombrables défis à relever. Ceux qui, comme nous, défendent le multilatéralisme doivent également veiller à ce que celui-ci soit plus efficace, plus représentatif et plus réactif. L’ordre politique et économique mondial doit devenir plus inclusif et plus efficace afin d’apporter aux citoyennes et citoyens du monde entier des résultats plus tangibles.

Les défis sont gigantesques. Il n’y a pas une solution unique. Au contraire, il importe de constituer des réseaux flexibles d’États engagés qui, grâce à une géométrie variable et à la diversité des participants, produiront le maximum d’effets. Des coalitions d’États partageant les mêmes vues devraient se former en fonction des thématiques afin d’obtenir des résultats politiques concrets. La participation à ce réseau pour le multilatéralisme n’est pas exclusive mais elle vise à contribuer de façon engagée et durable aux objectifs de l’Alliance pour le multilatéralisme.

La France et l’Allemagne sont prêtes, de concert avec d’autres partenaires, à jouer le rôle de moteur et de pivot pour ce réseau. En 2019 et 2020, Paris et Berlin utiliseront la présence de l’Allemagne au Conseil de sécurité comme membre élu comme une occasion de travailler ensemble au renforcement du multilatéralisme, en particulier à l’occasion de nos présidences successives du Conseil de sécurité à New York en mars et avril prochains.

À cet égard, nos partenaires européens et les institutions européennes jouent un rôle clé. L’Union européenne est une pièce maîtresse du système multilatéral. Le compromis et la recherche du juste équilibre sont inscrits au plus profond de son ADN. Nous, Européens, sommes donc un partenaire fiable pour ceux qui entendent préserver un ordre fondé sur des règles et qui sont disposés pour cela à endosser davantage de responsabilité. Nous constatons partout dans le monde une forte volonté d’œuvrer en ce sens. Il est grand temps de nous concerter plus étroitement et de bâtir un réseau solide et engagé permettant de préserver la diplomatie multilatérale des fausses promesses d’une action purement nationale, ainsi que d’une politique de puissance débridée. Qui le fera, sinon nous ? Et quand, si ce n’est maintenant ?

1er février
2019

Programme d’échange franco-allemand d’assistants parlementaires stagiaires à Berlin : appel à candidatures 2019-2020 (1er février 2019)

Crédit photo : Reichstag - Stephan Erfurt Le programme d’échange franco-allemand d’assistants parlementaires stagiaires offre à cinq étudiants français la possibilité d’effectuer un séjour de dix mois à Berlin.

Il comporte une période d’études à l’Université Humboldt, puis un programme d’activités au Bundestag comprenant un stage de trois mois auprès d’un parlementaire allemand.

Il est mis en œuvre par le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, l’Assemblée nationale, l’Office allemand d’échanges universitaires (D.A.A.D.), l’Université Humboldt de Berlin et le Deutsche Bundestag.

Critères d’éligibilité :

  • être de nationalité française ;
  • être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur ;
  • être titulaire de la licence ou d’un diplôme de niveau équivalent au moment du dépôt de candidature ;
  • attester d’une très bonne maîtrise de la langue allemande à l’écrit et à l’oral (niveau souhaité : C1 du cadre européen commun de référence pour les langues) ;
  • avoir séjourné un temps significatif dans un pays germanophone dans le cadre d’études ou de stages ;
  • avoir de solides connaissances sur le rôle et le fonctionnement des institutions politiques tant allemandes et françaises qu’européennes, sur l’actualité politique des deux pays, ainsi que sur les relations franco-allemandes ;
  • connaître l’essentiel du droit constitutionnel et du droit électoral des deux pays. La lecture d’un ouvrage sur les systèmes politiques français et allemand est vivement conseillée.

Durée et déroulement du programme

Du 1er octobre 2019 au 31 juillet 2020 :

  • Octobre 2019-février 2020 : période d’études à l’Université Humboldt de Berlin ;
  • Mars 2020-juillet 2020 : programme d’activités au Bundestag comprenant un stage de trois mois auprès d’un parlementaire allemand..

Conditions de séjour

Les stagiaires bénéficient d’une bourse mensuelle du D.A.A.D. d’un montant de 500 euros s’ils optent pour le logement qui est mis à leur disposition par l’université, ou de 800 euros s’ils se logent par eux-mêmes.

Modalités de dépôt de candidature

Les étudiants intéressés sont invités à saisir leur candidature en ligne avant le 12 mars 2019 à 23h59.

Au terme d’une première sélection sur dossiers, les candidats retenus seront invités à se présenter à Paris à un entretien en langue allemande et en langue française devant la commission franco-allemande de sélection au mois de mai 2019.

Pour plus d’information : consulter le texte de l’appel à candidatures.

22 janvier
2019

Traité de coopération franco-allemand d’Aix-la-Chapelle (22 janvier 2019)

À l’occasion du 56e anniversaire du traité de l’Élysée, mardi 22 janvier 2019, le président de la République, Emmanuel MACRON et la chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela MERKEL, ont signé à Aix-la-Chapelle, un nouveau traité de coopération et d’intégration franco-allemandes.

QUELS SONT LES 15 PROJETS PRIORITAIRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU TRAITE D’AIX-LA-CHAPELLE ?

La France et l’Allemagne mettront en œuvre le Traité d’Aix-la-Chapelle par le biais de 15 projets prioritaires, dont le suivi sera assuré par le Conseil des ministres franco-allemand.

1. Coopération accrue au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’occasion du mandat de deux ans de l’Allemagne, notamment par le « jumelage » des deux présidences du Conseil de sécurité (la France en mars et l’Allemagne en avril 2019, en 2020 soit en mai/juin soit en juin/juillet).

2. Création de 4 instituts culturels franco-allemands intégrés (Rio, Palerme, Erbil, Bichkek) et co-localisation de 5 instituts français et allemands (Cordoba, Atlanta, Glasgow, Minsk, Ramallah).

3. Création d’une plateforme numérique franco-allemande de contenus audiovisuels et d’information.

4. Élargissement des programmes de mobilité, par exemple dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, notamment pour les jeunes ayant des besoins spécifiques, les stagiaires et les apprentis, et fixation d’objectifs quantifiables.

5. Mise en place d’un Fonds citoyen commun destiné à appuyer les projets conjoints d’acteurs de la société civile, notamment les initiatives citoyennes et les jumelages de communes.

6. Mise en place d’un comité de coopération transfrontalière chargé de définir une stratégie commune pour le choix de projets prioritaires, d’assurer le suivi des difficultés rencontrées dans les territoires frontaliers et d’émettre des propositions en vue d’y remédier.

7. Mise en œuvre conjointe d’un projet de territoire portant sur la reconversion de la zone de proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le contexte de sa fermeture, au travers d’un parc d’activités économiques et d’innovation franco-allemand, de projets dans le domaine de la mobilité transfrontalière, de la transition énergétique et de l’innovation.

8. Amélioration des liaisons ferroviaires transfrontalières, par exemple : Colmar-Fribourg, en reconstruisant le pont traversant le Rhin en fonction des résultats de l’étude de faisabilité en cours, mais aussi liaison entre Strasbourg et l’aéroport de Francfort, liaison Strasbourg-Palatinat, liaison entre Sarrebruck et Paris.

9. Renforcement de la coopération bilatérale de haut niveau en matière d’énergie et de climat, notamment concernant les plans nationaux pour l’énergie et le climat. Cela doit permettre de partager des hypothèses sur l’évolution du mix électrique, d’étudier la possibilité d’instaurer un plan commun franco-allemand dans les stratégies nationales, et de créer des incitations afin de faciliter la réalisation des objectifs nationaux en matière de transition énergétique.

10. Création d’un réseau franco-allemand de recherche et d’innovation (« centre virtuel ») pour l’intelligence artificielle, reposant sur les structures existantes des deux pays.

11. Coopération dans le secteur spatial en suivant trois axes prioritaires : promotion d’une stratégie commune pour une Europe plus innovante au sein de la nouvelle économie spatiale ; coopération permettant d’accroître la compétitivité de l’industrie spatiale, notamment dans un cadre industriel optimisé ; consolidation de l’accès autonome de l’Europe à l’espace grâce à des investissements en recherche et développement, la rationalisation industrielle et la préférence accordée aux lanceurs européens.

12. Promotion de directives au niveau international sur l’éthique des nouvelles technologies et de valeurs communes dans la sphère du numérique et la société numérique.

13. Création d’un groupe d’experts dans le domaine social, comprenant les partenaires sociaux, sur « l’avenir du travail ».

14. Coopération au sein de l’Union européenne dans le domaine des services et des marchés financiers, afin de parvenir à un cadre de régulation de haute qualité, notamment sur la finance durable.

15. Création d’un « Forum pour l’avenir » franco-allemand, sous la forme d’une plateforme de dialogue sur les processus de transformation dans nos sociétés.

Source : Présidence de la République française

INTERVIEW DE NATHALIE LOISEAU, MINISTRE CHARGEE DES AFFAIRES EUROPEENNES, SUR LE TRAITE D’AIX-LA-CHAPELLE.

Consulter le texte intégral du traité :

PDF - 203.8 ko
22 janvier
2019

Le Traité de l’Elysée en 5 questions

Le traité de l’Elysée a été signé le 22 janvier 1963 par la France et la République fédérale d’Allemagne. Après plusieurs décennies de rivalités et de conflits, l’Allemagne et la France envoyaient un message de réconciliation et jetaient les bases d’une coopération bilatérale étroite, au service de l’intégration européenne. Que contient ce traité et quels en sont les bénéfices concrets pour les deux pays et pour l’amitié franco-allemande ?

Pourquoi dit-on, que le traité de l’Elysée a scellé la réconciliation ?

Le traité de l’Elysée, signé 18 ans après la seconde guerre mondiale, est le fruit du rapprochement de deux hommes, le chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer et le président Charles de Gaulle. Tous deux s’étaient opposés au régime nazi et souhaitaient désormais tendre la main à l’adversaire d’hier. Avec ce traité, les deux signataires ont décidé d’instaurer une nouvelle relation afin de sceller une amitié durable.

Pourquoi est-ce un traité ?

Le général de Gaulle et le chancelier Adenauer ont préféré signer un traité plutôt qu’une simple déclaration. Ils voulaient ainsi marquer un engagement durable entre leurs deux pays par-delà les éventuels changements politiques et rendre la coopération entre nos deux pays institutionnelle et systématique.

Pourquoi dit-on que le traité de l’Elysée est le socle de l’amitié franco-allemande ?

Pour les signataires, il était important que le traité ne reste pas un document entre chefs d’Etat mais que les citoyens des deux pays soient impliqués afin d’apprendre à se connaître, à se parler et à s’apprécier. Une des réussites du traité est d’avoir suscité un fort rapprochement entre les deux peuples. Celle-ci s’est concrétisée par la signature de plus de 2 300 jumelages et un foisonnement d’initiatives de la société civile.

L’OFAJ a également été créé par le traité de l’Elysée, de quoi s’agit-il ?

Dans un objectif de renforcement des liens entre les jeunes gens des 2 pays, le traité a rendu possible la création de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ, ou Deutsch-Französisches Jugendwerk (DFJW) en allemand) qui a pour objectif de faciliter les échanges et l’apprentissage de la langue du voisin. Depuis 1963, l’OFAJ a permis à près de 9 millions de jeunes Allemands et Français de participer à 320 000 programmes d’échanges.

Comment s’est matérialisé le volet politique du traité de l’Elysée ?

Sur le plan politique, le traité prévoit des rencontres au moins deux fois par an entre les deux chefs de l’Etat et de gouvernement et trois fois par an pour les ministres des Affaires étrangères. Des rencontres sont également prévues en matière de défense, d’éducation et de jeunesse. Depuis la signature du traité, les dirigeants des deux pays se sont toujours rencontrés régulièrement et ont poursuivi leurs échanges, quels que soient les aléas de la vie politique des deux côtés du Rhin.

14 janvier
2019

Le Prix Franco-Allemand du Journalisme : appel à candidatures 2019 (14 janvier 2019)

Communiqué de presse du Prix Franco-Allemand du Journalisme

Sarrebruck, Paris et Berlin, le 9 janvier 2019

Nationalisme, populisme, Brexit, cohésion de l’Europe, migrations, attentats terroristes, politique de protection de l’environnement et révolte sociale – autant de sujets qui font actuellement la une des journaux et caractérisent le continent européen. L’Europe risque-t-elle de se disloquer, sommes-nous peut-être même à la veille d’un nouvel ordre mondial ? Ou bien la raison et la soif absolue de paix et de prospérité sociale vont-elles in fine l’emporter ? C’est dans ce contexte politique que le Prix Franco-Allemand du Journalisme lance son appel à candidatures pour son édition 2019.

Depuis plus de 35 ans, le Prix Franco-Allemand du Journalisme est l’une des distinctions majeures du monde des médias en Europe. Les organisateurs invitent l’ensemble des journalistes et des rédactions que cela intéresse à prendre part à l’appel à candidatures 2019. Monsieur Thomas Kleist, Président du Prix Franco-Allemand du Journalisme et PDG de la Saarländischer Rundfunk, souligne l’importance du Prix en tant qu’événement qui dépasse les frontières et s’ancre dans l’esprit de l’Union européenne : « A l’approche des élections européennes qui auront lieu en mai 2019, les regards de l’opinion publique et les projecteurs des médias sont – plus encore que d’ordinaire – braqués sur les relations franco-allemandes. S’y ajoute cependant le mécontentement palpable de nombreuses personnes quant à leur propre situation sociale. D’autre part, beaucoup savent pertinemment qu’une Europe unie est la meilleure garantie qui soit pour la paix, la liberté et la prospérité sociale. Cette ambivalence se reflètera certainement dans les contributions qui nous serons transmises cette année ».

Sont éligibles au Prix des reportages, séries ou dossiers dans les catégories Vidéo, Audio, Écrit et Multimédia. Les lecteur·rice·s, auditeur·rice·s et spectateur·rice·s peuvent également proposer des reportages ou articles qui leur paraissent mériter le Prix.

Le PFAJ s’adresse à des journalistes qui traitent de l’actualité, de ses ressorts et de ses protagonistes de façon créative, critique et sensible, mais aussi avec humour, contribuant ainsi à une meilleure compréhension entre la France et l’Allemagne dans un contexte européen. Cela comprend également des publications provenant d’un autre pays que la France et l’Allemagne. Le Prix est doté d’un montant total de 30.000 euros.

Informations pratiques : Les contributions peuvent être déposées jusqu’au 1er mars 2019. Elles doivent avoir été publiées pour la première fois entre le 2 mars 2018 et le 1er mars 2019. Les candidatures ne seront recevables que si elles sont transmises via le formulaire en ligne.

L’équipe du PFAJ se tient à la disposition de tous les participant·e·s qui souhaitent soumettre leurs contributions quelle qu’en soit la configuration. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 3 juillet 2019, à Paris.

Source : https://pfaj.eu/actuel/communiques-de-presse/

8 janvier
2019

Signature d’un nouveau traité de coopération et d’intégration franco-allemand (8 janvier 2019)

Communiqué de presse de l’Elysée

Le 22 janvier 2019, le Président de la République française, Emmanuel MACRON, et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela MERKEL, signeront un nouveau traité de coopération et d’intégration franco-allemand. La cérémonie de signature aura lieu dans la salle du couronnement de l’hôtel de ville d’Aix-la-Chapelle.

Le traité d’Aix-la-Chapelle s’appuiera sur le socle fondateur du Traité de l’Elysée de 1963, qui a largement contribué à la réconciliation historique entre la France et l’Allemagne, pour viser un nouvel objectif de convergence accrue entre la France et l’Allemagne et préparer les deux pays aux défis auxquels ils sont confrontés au XXIe siècle.

Le traité d’Aix-la-Chapelle renforcera les liens déjà étroits entre l’Allemagne et la France, notamment dans les domaines de la politique économique, de la politique étrangère et de sécurité, de l’éducation et de la culture, de la recherche et de la technologie, du climat et de l’environnement, ainsi qu’en matière de coopération entre les régions frontalières et entre les sociétés civiles. Les deux pays visent ainsi à approfondir leur engagement commun en faveur de la sécurité et de la prospérité de leurs citoyens, dans le cadre d’une Europe plus souveraine, unie et démocratique.

Source : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/01/08/signature-nouveau-traite-franco-allemand-aix-la-chapelle

12 décembre
2018

PRAXES : Enfin un cadre juridique pour les stages hors cursus ! (12 décembre 2018)

Le programme PRAXES de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) fête ses 5 ans cette année !

PRAXES, c’est la combinaison de Praktikum (« stage » en allemand) et « accès » en Français.

Bacheliers, jeunes diplômés, en année de césure ou en réorientation professionnelle ou demandeurs d’emploi ? Nombreux sont les entreprises et stagiaires confrontés aux problèmes de convention de stage après avoir trouvé un accord pour travailler ensemble.

Depuis son lancement officiel en 2013, le « statut franco-allemand du stagiaire », garanti par le programme PRAXES de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, a permis à près de 900 jeunes d’Allemagne et de France, âgés de 18 à 30 ans, d’effectuer un stage hors cursus obligatoire de 1 à 6 mois dans le pays voisin.

Grâce à PRAXES, les participants peuvent effectuer un stage à tout moment de l’année dans le domaine et auprès de l’organisme de leur choix. Référencé comme organisme de formation, l’OFAJ propose un contrat de formation aux stagiaires. Il s’agit du préalable à l’édition d’une convention de stage bilingue signée par l’OFAJ, les stagiaires et les entreprises d’accueil. L’OFAJ souscrit et prend en charge les coûts d’une assurance complémentaire. Celle-ci couvre les risques privés et professionnels, responsabilité civile incluse. PRAXES sécurise donc le cadre juridique du stage dans les deux pays, notamment en France où une convention de stage est obligatoire.

Pour aider les jeunes dans leur recherche de stage, l’OFAJ met à disposition des candidates et candidats des offres de stage sur le Jobboard PRAXES, accessible depuis le compte Facebook de l’OFAJ. Les entreprises souhaitant accueillir des stagiaires y postent régulièrement des offres. L’équipe PRAXES effectue également le suivi pédagogique des stagiaires au cours d’un entretien téléphonique pendant le stage. Les stagiaires reçoivent aussi un document leur permettant de valoriser leurs compétences développées à l’étranger. Ceci est permis par l’outil AKI pour la valorisation des compétences sociales, développé par l’OFAJ et ses partenaires.

Le 22 janvier 2018, à l’occasion du 55ème anniversaire du Traité de l’Elysée, dans une résolution commune, l’Assemblée Nationale française et le Bundestag allemand ont émis le souhait de développer le statut de stagiaire franco-allemand. Cette volonté politique réaffirmée est donc une bonne nouvelle pour le programme PRAXES qui a encore de beaux jours devant lui.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ofaj.org ou contactez-nous :
Antoine Daelman
Chargé de projet PRAXES
praxes@ofaj.org
+33 1 40 78 18 31

Ⓒ Photo Séverine Beaudot

23 novembre
2018

France-Allemagne – Conseil franco-allemand de l’intégration (Paris, 23 novembre 2018)

Mme Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, et M. Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, coprésident aujourd’hui la deuxième réunion plénière du Conseil franco-allemand de l’intégration à Paris, conjointement avec leurs homologues allemands M. Michael Roth et M. Markus Kerber.

Créé en novembre 2017, le Conseil franco-allemand de l’intégration a pour objectif de mettre en lumière les expériences et bonnes pratiques respectives en matière d’intégration et de faire progresser nos dispositif nationaux, que ce soit en matière d’apprentissage de la langue, de formation civique, de réussite scolaire et d’égalité des chances, d’orientation professionnelle ou d’aménagement du territoire et de logement. Les vingt membres du Conseil franco-allemand de l’intégration sont issus des administrations française et allemande, des collectivités, des associations et des organisations de la société civile.

Deux des thèmes prioritaires identifiés en novembre 2017 lors de l’installation du Conseil à Berlin, l’apprentissage de la langue et la transmission des valeurs d’une part, l’intégration sur le marché du travail d’autre part, ont fait l’objet de travaux partagés entre les membres du Conseil et seront présentés aux coprésidents aujourd’hui.

A l’issue de la séance plénière du Conseil franco-allemand de l’intégration, Mme Nathalie Loiseau et M. Michael Roth se rendront à Clichy-sous-Bois, à l’invitation du maire de la ville, M. Olivier Klein. Ils échangeront avec des élèves du lycée Alfred-Nobel sur l’intégration et les défis auxquels l’Union européenne est confrontée.

Photo MEAE/Judith Litvine

21 novembre
2018

Droits de l’Homme - Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit (21 novembre 2018)

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, et son homologue allemand, Heiko Maas, ont annoncé ce 21 novembre les lauréats du prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit.

Les ministres ont déclaré, à cette occasion : « Alors que nous célébrons cette année le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la France et l’Allemagne rendent hommage à 15 personnalités qui défendent courageusement les droits de l’Homme partout dans le monde. À travers eux, nos deux pays honorent l’ensemble des défenseurs des droits dont l’action est trop souvent ignorée et entravée, et expriment leur gratitude et leur reconnaissance à tous ceux qui œuvrent au quotidien pour que cette déclaration ne reste pas lettre morte ».

Depuis 2016, le prix est décerné chaque année à des personnalités qui ont contribué de façon exceptionnelle à la protection et à la promotion des droits de l’Homme et de l’État de droit dans leur pays et au niveau international. Ce prix rappelle l’engagement constant de la France et de l’Allemagne en faveur des droits de l’Homme et de l’État de droit et contribue à renforcer leur coopération dans ce domaine.

Les lauréats de l’édition 2018 du prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit sont :

Vuyiseka Dubula-Majola (Afrique du Sud) ;
Chak Sopheap (Cambodge) ;
Yu Wensheng (Chine) ;
Aminata Traoré (Côte d’Ivoire) ;
Mohamed Lotfy (Égypte) ;
Alfredo Okenve (Guinée équatoriale) ;
Nityanand Jayaraman (Inde) ;
Hessen Sayah Corban (Liban) ;
Mekfoula Mint Brahim (Mauritanie) ;
Liz Chicaje Churay (Pérou) ;
Oyub Titiev (Russie) ;
Anwar al-Bunni (Syrie) ;
Daoud Nassar (Territoires palestiniens) ;
Sirikan Charoensiri (Thaïlande) ;
Susana Raffalli Arismendi (Vénézuéla).

Pour en savoir plus sur les lauréats :

PDF - 6.1 Mo
20 novembre
2018

Journée de Deuil national allemand : le président Macron à Berlin (20 novembre 2018)

Emmanuel Macron s’est rendu dimanche 18 novembre à Berlin dans le cadre du Volkstrauertag (Jour du Souvenir), journée de commémoration nationale en Allemagne destinée d’une part à célébrer la réconciliation, l’entente et la paix, et, d’autre part, à rendre hommage aux victimes de guerre. Emmanuel Macron s’est exprimé au Bundestag, devant l’ensemble des corps constitués allemands, événement inédit pour un président français depuis Jacques Chirac en juin 2000.

Discours au Bundestag :

À l’occasion des cérémonies de commémoration de la Journée de deuil national allemande auxquelles participait le président de la République, Emmanuel Macron a rappelé au Bundestag la force des liens qui unissait la France et l’Allemagne et sa conviction qu’ensemble les deux pays pouvaient ouvrir une nouvelle étape dans la construction européenne.

Invité à participer aux cérémonies organisées à la mémoire des victimes des conflits armés et de la tyrannie qui se sont déroulées le 18 novembre 2018 à Berlin, le président français a pris la parole au Bundestag, devant l’ensemble des corps constitués allemands. Dans un fervent plaidoyer pour l’Europe, il a rappelé que celle-ci ne pourra pas « jouer son rôle si elle devient le jouet de puissances et se contente d’un second rôle sur la scène mondiale ».

Emmanuel Macron a également insisté sur le fait que « l’Europe, et en son sein le couple franco-allemand, » se trouvaient « investis de l’obligation de ne pas laisser le monde glisser dans le chaos et de l’accompagner sur le chemin de la paix. »

Il a mis en garde contre un « nationalisme sans mémoire » et un « fanatisme sans repères » dans un monde qui « se trouve à la croisée des chemins ». Il a rappelé à ce titre la nécessité pour l’Europe de se doter d’une défense commune et de mettre en place une politique migratoire axée sur un système d’asile harmonisé.

Le président français a par ailleurs souligné la nécessité de « surmonter les tabous et dépasser les habitudes » et appelé chacun des États membres de l’Union européenne à « mettre en commun sa capacité de décision, sa politique étrangère, migratoire ou de développement, une part croissante de son budget et même des ressources fiscales ».

A revoir : L’intervention et la transcription du discours d’Emmanuel Macron

Youth for Peace

Le président français a assisté avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier à la présentation des conclusions d’une rencontre sur la paix réunissant 500 jeunes de 48 pays qui remettaient leurs propositions aux deux chefs d’Etat.

Du 14 au 18 novembre 2018, 500 jeunes issus de 48 pays ont participé à Berlin à la rencontre internationale « Youth for Peace –100 ans après la Première Guerre mondiale, 100 idées pour la paix ». Ensemble, ils ont tenté de faire émerger une culture commémorative européenne et transnationale. Avec l’aide d’animateurs expérimentés et de spécialistes, ils ont élaboré des recommandations pour la paix.

Pour en savoir plus sur « youth for peace »

A revoir : L’intervention du Président dans le cadre de Youth for Peace

La visite d’Emmanuel Macron à Berlin, après celle de la chancelière Merkel le week-end dernier à Paris, clôturait la séquence mémorielle autour du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.