Vu sur le Net

"Vu sur le Net" est une veille d’actualité quotidienne, disponible en flux RSS. Abonnez-vous !
3 août
2011

"En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général" : réflexions d’une allemande installée à Montpellier

"« La vie à Montpellier est extra quand on a du travail »


© Le Monde.fr / J. Parienté


Ira Imig est venue vivre en France parce qu’elle est "tombée amoureuse d’un Français qui ne voulait pas apprendre l’allemand". Il venait de trouver du travail à Montpellier et c’est tout naturellement qu’elle a quitté l’Allemagne pour s’installer ici. C’était il y a treize ans.

Depuis, Ira Imig est devenue française. Ou plutôt "binationale", comme on dit. La nationalité française, elle l’a acquise au prix "de beaucoup de paperasse" et d’un entretien destiné, entre autres, à évaluer son niveau de français – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle en parle comme d’une simple formalité, à mille lieues des files d’attente interminables en préfecture, des rendez-vous vexatoires ou des décisions discrétionnaires. "Il y a deux types d’étrangers, ceux qui viennent des pays du Nord et les autres. C’est tout à fait par hasard que je suis née dans un pays qui est moins étranger", reconnaît-elle en fredonnant la chanson de Maxime Le Forestier Né quelque part.

Ira Imig peut désormais "voter et participer aux petites choses du quotidien". "Je savais que j’avais droit à la nationalité, car je rapportais de l’argent à l’ État français", explique-t-elle. Depuis plusieurs années Ira dirige une agence de relations presse. "Enfin, une agence… L’agence c’est moi, moi et moi", tempère-t-elle. Au départ, elle proposait aux entreprises françaises d’assurer leurs relations avec la presse étrangère. Petit à petit, elles lui ont demandé de prendre en charge les relations avec la presse française. Un peu étonnée, elle s’y est pliée de bonne grâce et aujourd’hui son entreprise prospère.

Quand elle vivait en Allemagne, Ira Imig travaillait dans le mécénat culturel. Une activité qu’elle tente de lancer à Montpellier, mais de part et d’autre du Rhin les habitudes divergent. Pourtant ici la fiscalité encourage bien plus qu’ailleurs les entreprises à soutenir les projets culturels ou solidaires. Mais ça ne suffit pas : "En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général. Si le projet intègre le chef d’entreprise comme les employés, c’est un vrai atout pour la vie sociale et en dernier lieu un outil de communication." Les entreprises, peu nombreuses, qui franchissent le pas sont ravies, assure Ira Imig : celles-ci ont compris "qu’elles pouvaient vivre des choses beaucoup plus profondes qu’une déduction fiscale".

Si, en Allemagne, il est naturel que les budgets culturels soient complétés par des capitaux privés, Ira Imig a observé une méfiance en France face à ce type de financement. Elle avance une explication : peut-être est-ce parce qu’on se vante d’être une "exception culturelle" où l’ État doit tout financer. Ou alors parce qu’on a tendance à appeler "patron" celui qui dirige comme s’" il n’était pas vraiment un homme comme les autres", ce qui ôterait toute velléité à jouer collectif.

La perception du mécénat figure en bonne place sur la liste des différences culturelles qu’elle pointe. Ira Imig rit en évoquant cette manie qu’ont les Français de "monter des dossiers" ou leurs repas interminables. Elle vante la "légèreté" des Fêtes de Bayonne, dont elle revient, se gausse du stéréotype de l’Allemand très ordonné : "Je pourrais être trois fois plus bordélique que les Français, ça ne se remarquerait pas", tant le cliché est ancré. "Avoir deux cultures, c’est génial", résume-t-elle en louant les nombreuses occasions qui lui ont permis de s’intégrer : "C’est sans doute parce que les gens d’ici sont particulièrement heureux."

(...)"

Tous les articles :

5 mai
2009

Un institut franco-allemand pour naviguer d’une langue à l’autre

05.05.2009
Utiliser les nouvelles technologies pour passer de l’oral à l’écrit et d’une langue à une autre, c’est l’ambition d’un nouvel institut franco-allemand créé à Orsay.

Ce n’est peut-être pas une tour de Babel où les hommes ne parleraient qu’une seule langue, mais le tout nouvel Institut franco-allemand des technologies multilingues et multimédias de l’information (IMMI), à Orsay, aspire quand même à abattre quelques frontières linguistiques.
Ses outils ? Les nouvelles technologies. « Celles développées par l’Institut et par les autres partenaires du programme Quaero, lancé en 2008, pourront transcrire un discours ou un dialogue, reconnaître la langue utilisée et la traduire, identifier le locuteur d’après son visage, ou encore résumer automatiquement des textes ou des contenus de sites », explique Joseph Mariani, directeur de l’IMMI, qui associe l’Université technique de Rhénanie Westphalie (RWTH), à Aix-la-Chapelle, l’université de Karlsruhe et le CNRS – à travers le laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi)1.
Pour cela, les scientifiques de l’IMMI– qui seront à terme une centaine – poursuivront le développement de nouvelles technologies linguistiques.
En savoir plus : www2.cnrs.fr
4 mai
2009

A Strasbourg, un conseil municipal franco-allemand

04.05.2009
Le symbolique débouchera-t-il sur du concret ? Pour la première fois depuis le début des années 1990, les élus de Strasbourg et de la ville voisine allemande de Kehl se réunissent cet après-midi pour un conseil municipal commun, à Strasbourg. L’occasion de faire avancer quelques projets structurants pour l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau. Au programme des débats, l’aménagement du secteur des deux Rives, dont le Port du Rhin, et l’extension du réseau de tram vers Kehl.
En savoir plus : www.libestrasbourg.fr
25 février
2009

Jérôme Clément : "Arte a joué un rôle dans le rapprochement franco-allemand"

25.02.2009
Arte, acteur du rapprochement franco-allemand

La chute du Mur de Berlin a été "l’événement fondateur" de la chaîne Arte. Pour commémorer les 20 ans de la réunification de l’Allemagne de l’Est et de l’Allemagne de l’Ouest, Arte va diffuser au cours de ces prochains mois des émissions spéciales destinées à "faire le bilan", à raconter "à ceux qui l’ont oublié les conséquences de cet événement géopolitique considérable".

Selon le président d’Arte France, Arte a, par sa programmation multiculturelle, permis aux Français et aux Allemands de se comprendre, de se parler. Les équipes de la chaîne ont joué un rôle essentiel dans cette "découverte de l’autre" : Arte a été un laboratoire dans lequel les journalistes ont du se rapprocher pour travailler ensemble malgré la barrière de la langue et les différences culturelles.
En savoir plus : www.touteleurope.fr
29 janvier
2009

Mur de Berlin, 20 ans

29.01.2009
Le 4e dialogue franco-allemand de Bordeaux dresse le bilan de la réunification. Analyse du chercheur Stefan Martens.
En savoir plus : www.sudouest.com
15 décembre
2007

Un manuel d’histoire commun pour Français et Allemands

15.12.2007
L’Allemagne et la France ont encore approfondi leurs liens culturels en présentant jeudi un deuxième livre commun d’histoire pour les lycéens : il est consacré à la période de Napoléon à Hitler, marquée par des guerres dévastatrices.

"Tant d’émotions, tant de visions différentes des choses" ont opposé Français et Allemands, a rappelé le maire social-démocrate de Berlin, Klaus Wowereit, chargé côté allemand des relations culturelles bilatérales, en recevant dans la mairie un exemplaire encore provisoire du livre, en même temps que le ministre français de l’Education, Xavier Darcos.

L’ouvrage de 385 pages, abondamment illustré, sera publié fin mars et sera disponible pour les lycées qui le veulent à la rentrée prochaine.
En savoir plus : http://afp.google.com
15 décembre
2007

Dossier télé - Les visions télé en France et en Allemagne

15.12.2007
« Dans 40 ans, la télévision fera partie intégrante de nos murs. Grâce aux nouvelles technologies, nous achèterons bientôt nos téléviseurs au rayon « revêtement mural » des magasins de bricolage ».

C’est ainsi que Helmut Thoma, ancien directeur de la chaîne de télévision allemande RTL, décrivit une fois cyniquement l’avenir.

Si cette affirmation était certes quelque peu exagérée, il n’en est pas moins vrai que la télévision occupe une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne.

De nos jours, Français et Allemands passent en moyenne plus de trois heures par jour devant leur téléviseur. Mais que regarde-t-on exactement des deux côtés du Rhin ? La réponse est surprenante : il n’y a pas tant de différences.
En savoir plus : www.rencontres.de
22 juin
2007

Glossaire relatif à l’administration publique de l’Allemagne et de la France

22.06.2007
Le ministre fédéral de l’Intérieur, M. Wolfgang Schäuble, et M. Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, ont présenté vendredi 22 juin à Berlin un nouveau glossaire franco-allemand relatif à l’administration publique.

L’ouvrage s’articule en deux parties : la première présente une vue d’ensemble de chacune des administrations publiques allemande et française avec traduction respective dans l’autre langue ; une introduction commune des auteurs met en relief les similitudes et les différences des deux systèmes d’administration publique. Cette présentation générale est suivie d’un glossaire contenant la terminologie de la fonction publique en allemand et en français.

Le manuel « L’administration publique de la France et de l’Allemagne » est édité par La Documentation française et disponible en librairie.
13 avril
2007

Expédition franco-allemande au pôle nord

13.04.2007
L’explorateur français Jean-Louis Etienne et le géophysicien allemand Christian Haas ont prévu pour le printemps 2008 une expédition commune dans l’Arctique.

Décès de Otto de Habsbourg-Lorraine


© Lefigaro.fr
"L’héritier du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, Otto Habsbourg, un militant convaincu de l’intégration européenne, s’est éteint lundi matin à l’âge de 98 ans en Bavière (Allemagne), où il résidait", a annoncé sa porte-parole dans un communiqué. Les obsèques auront lieu le 16 juillet à Vienne après un requiem à la cathédrale Saint-Etienne. Otto Habsbourg sera inhumé ensuite dans la capitale autrichienne à la Crypte des Capucins, où reposent la plupart des membres de la famille Habsbourg. L’héritier retrouvera ainsi sa patrie pour sa dernière demeure, après une vie d’exil.

Né en 1912 et destiné à prendre la succession de son père Charles 1er, éphémère empereur après le décès de François-Joseph en 1916, Otto Habsbourg, à l’origine Otto de Habsbourg-Lorraine, dont la mère, l’impératrice Zita, était une Bourbon-Parme, est poussé au départ après la dissolution de l’empire austro-hongrois en 1919. Cet exil le mènera à Madère, au Pays basque espagnol (à Lekeitio), en Belgique, où il fait ses études à Louvain, au Luxembourg, en France, au Portugal, puis aux Etats-Unis.

Il a fait carrière comme écrivain et comme homme politique. Installé en Bavière depuis les années 1950, Otto Habsbourg s’était engagé chez les chrétiens-sociaux de la CSU, après avoir pris la nationalité allemande en 1978, tout en conservant les nationalités autrichienne et hongroise. Polyglotte, Européen convaincu, il a siégé de 1979 à 1999 au Parlement européen, dont il a été le doyen d’âge, et présidé l’Union internationale pan-européenne.

Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a salué lundi à Bruxelles la mémoire d’"un grand Européen". "Son engagement pour l’Europe devrait servir d’exemple politique à nous tous, en particulier en des temps difficiles", a relevé le président de la Commission européenne.

Le président du Parlement européen Jerzy Buzek a salué un "géant européen" qui "a résisté au nazisme avec la même détermination que celle qu’il a opposé aux régimes communistes du bloc oriental". "Je n’oublierai jamais le moment où le pique-nique paneuropéen qu’il avait organisé le 27 juin 1989 à la frontière austro-hongroise a fait les premiers trous dans ce rideau de fer de la honte", a confié Buzek.

(...)

France-Allemagne, quel modèle ?


A. merkel et N. Sarkozy, ©Segrette.
"Les relations entre les deux pays oscillent entre division et réconciliation, séparation et rêve de fusion, écrit Le Monde. Réflexions sur l’avenir d’un couple incertain. C’est un couple déséquilibré, l’Allemagne étant hégémonique, insiste Jacqueline Hénard. Pour Olivier Giraud, le seul modèle à retenir de l’Allemagne, c’est son modèle démocratique. C’est un modèle plus politique qu’économique, ajoute Michaël Foessel, Berlin étant une démocratie décentrée et apaisée. Car la fusion est impossible, souligne Ulrich Beck. Dès lors, il serait bon pour la France, écrit Léonidas Kalogeropoulos, qu’elle entreprenne sa propre réunification en faisant tomber tous les murs intérieurs. Où est la solution ? Dans la recherche et l’innovation, co-signent Laurent Wauquiez et Annette Schavan. Pour l’heure, conclut André Grejbine, c’est Hollande contre Merkozy !"