La journée franco-allemande dans le monde (22 janvier 2010)

La journée franco-allemande n’est pas célébrée qu’en France et en Allemagne : Différentes représentations diplomatiques françaises et allemandes saisissent l’occasion de la journée anniversaire du Traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963, pour organiser des manifestations communes.

Croatie - Tribune conjointe des ambassadeurs de France et d’Allemagne dans le quotidien Jutarnji List (22 janvier 2010) Retour à la table des matières


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Jérôme Pasquier et Bernd Fischer, ambassadeurs de France et d’Allemagne en Croatie


Le 22 janvier 1963 était signé, par le chancelier Adenauer et le général de Gaulle, le Traité de l’Elysée sur la coopération franco-allemande. Moins de deux décennies après la Seconde Guerre mondiale, l’objectif de ce geste symbolique était triple : sceller la réconciliation franco-allemande, lier d’amitié les deux peuples et favoriser par là même la construction européenne.

A cette fin, le Traité mettait en place un mécanisme institutionnel fait de rencontres à intervalles réguliers et contraignants, à tous les niveaux (chefs d’Etats et de gouvernement, Ministres, hauts fonctionnaires). Ce dispositif a été par la suite approfondi, notamment lors du 40e anniversaire du traité en 2003, où à été instauré le Conseil des ministres franco-allemand, qui réunit 2 fois par an l’ensemble ou une partie des ministres de deux gouvernements.

Cette concertation étroite au plus haut niveau a permis à l’Allemagne et à la France d’être à l’origine de chaque grande avancée de la construction européenne : l’Acte unique européen, le Traité de Maastricht, l’Euro, l’espace Schengen, la construction d’une Politique européenne de sécurité et de défense, le Traité de Lisbonne.

Loin de se limiter aux contacts politiques, la coopération franco-allemande a cherché à s’élargir aux acteurs de la société civile, afin de favoriser autant que possible les relations directes entre les populations : l’Office franco-allemand pour la jeunesse, qui a permis à des millions de jeunes de se rencontrer, l’Université franco-allemande, au sein de laquelle plus de 4000 étudiants suivent chaque année des cursus binationaux intégrés, la chaîne de télévision ARTE ou le manuel d’histoire franco-allemand en sont parmi les meilleurs exemples.

Depuis 47 ans, le contexte de la coopération franco-allemande a profondément évolué. Après la fin de la guerre froide et l’unification allemande, qui ont marqué le début de la réunification de l’Europe, l’Union européenne se trouve face à l’enjeu de l’intégration des pays du sud-est du continent. Le préalable de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne étant levé, l’Union est maintenant en mesure d’aborder les étapes suivantes de son élargissement aux pays de la région, dont la perspective européenne a été affirmée au sommet de Zagreb à la fin de l’an 2000.

Le rapprochement franco-allemand, par son caractère exemplaire, peut inspirer ces pays dans leur recherche d’une meilleure coopération et d’une meilleure compréhension mutuelle, en faveur de la paix et du développement.

Parmi ces pays, la Croatie, pays le plus avancé dans son rapprochement avec l’Union européenne, occupe une place particulière. Son succès sera celui de la région et de l’Europe toute entière. Dans ce contexte la France et l’Allemagne ont donné une impulsion importante au déroulement des négociations d’adhésion à l’UE de la Croatie.

Après l’adhésion de la Croatie à l’OTAN, la coopération entre l’Allemagne, la France et la Croatie s’est encore intensifiée.

L’EuroCampus, école franco-allemande partageant un même toit, occupe une place particulière dans la coopération entre la France, l’Allemagne et la Croatie. L’EuroCampus a trouvé sa place à Zagreb et en Croatie et il est largement reconnu. Depuis sa création en 2005, l’Eurocampus se développe très bien. Nous voyons avec optimisme et confiance son futur développement en commun.

Nous souhaitons effectuer une visite commune à Vukovar au printemps, conformément à la tradition selon laquelle des représentants de nos deux pays visitent des villes victimes de la guerre, et présentent la réconciliation franco-allemande comme une possibilité de surmonter les conflits et le passé, permettant par là même de se tourner vers l’avenir.

Nous formons ce projet précisément en ce jour du 22 janvier, où nous fêtons cette année le 47e anniversaire du traité de l’Elysée, et où nous pouvons, nous Français et Allemands, considérer avec fierté nos accomplissements importants en termes de paix, de rapprochement et de coopération.



Danemark - Journée franco-allemande au lycée français Prins Henrik de Copenhague (22 janvier 2010) Retour à la table des matières


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Journée franco-allemande au lycée français Prins Henrik de Copenhague (22.01.2010) - Photo : © Ambassade de France au Danemark


Chaque année, le lycée franco-danois Prins Henrik et l’école allemande Sankt Petri se réunissent pour une célébration du traité de l’Elysée, afin que leurs élèves aient conscience de cette date historique et de son importance.

Cette année, le lycée français était chargé de son organisation. Plusieurs ateliers ont permis aux élèves français de s’approprier la culture allemande : un atelier cuisine au cours duquel les élèves ont confectionné des bretzels, un atelier histoire travaillant sur la chute du mur…

Le segment officiel, lors duquel l’ambassadrice de France au Danemark, Mme Bérengère Quincy a accueilli son homologue allemand, M. Johann Christoph Jessen, était axé à la demande des élèves sur le thème du développement durable. La présence d’une journaliste du grand quotidien danois Jyllands Posten, a offert un point de vue danois sur l’amitié franco-allemande : elle a rappelé la cérémonie du souvenir de Verdun, au cours de laquelle le chancelier de l’époque Helmut Kohl, et le président français François Mitterrand se sont tenus la main.

Cette journée a été l’occasion pour les deux lycées de présenter le travail qu’ils font en commun depuis 2003, outre des rencontres annuelles organisées entre les élèves, l’école Sankt Petri prend aujourd’hui exemple sur son homologue français pour la mise en place d’une section secondaire en 2010, et d’un double bac germano-danois en 2013.



Grèce - Projection du film "Joyeux Noël" à l’Institut français de Théssalonique (22 janvier 2010) Retour à la table des matières




La 7ème Journée franco-allemande (22 janvier 2010) a été célébrée cette année par l’Institut Français et l’Institut Goethe de Thessalonique avec la projection du film "Joyeux Noël" de Christian Carion (en français sous-titré en grec), à 19h.

Ce film montre les fraternisations qui ont eu lieu dans les tranchées, à la Noël 1914, notamment entre soldats français et allemands.

La projection a été précédée d’une petite discussion entre le public et les directeurs de l’Institut Français et du Goethe Institut autour d’un verre de l’amitié, en présence du Consul général de France.



Grèce - Tribune conjointe des ambassadeurs de France et d’Allemagne dans le quotidien KATHIMERINI du 24 Janvier 2010 Retour à la table des matières


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Christophe Farnaud et Wolfgang Schultheiss, ambassadeurs de France et d’Allemagne en Grèce


L’Union Européenne, et en particulier la France et l’Allemagne, sont à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique.

Au cours de sa Présidence du Conseil de l’Union européenne en 2007, l’Allemagne a initié le paquet climat-énergie. Puis la France, durant la Présidence qui a suivi, en 2008, a contribué de façon décisive à sa conclusion. Parallèlement l’Allemagne a pu placer ce sujet au centre du débat international, notamment par le Sommet du G8 à Heiligendamm

Au plan national, la France a organisé en 2007 le « Grenelle de l’Environnement », vaste consultation nationale qui a créé les conditions favorables à l’émergence d’une nouvelle donnée française en faveur de l’environnement, du développement et de l’aménagement durables et l’Allemagne, pour sa part, a adopté un programme de protection du climat ambitieux par les accords de Meseberg.

Alors que les feux se sont éteints sur Copenhague, et que douze jours n’auront pas suffi aux dirigeants de plus de 190 pays réunis à la Convention climat des Nations unies pour parvenir à un accord à la hauteur de nos ambitions, nous restons toujours très mobilisés.

Nous pensons que la mobilisation mondiale n’a cependant pas été vaine et qu’elle aura permis de voir naître une conscience planétaire face au défi commun qui est de limiter un catastrophique réchauffement global de la terre.

Aujourd’hui, personne ne peut ignorer les effets considérables des activités humaines, notamment les émissions de gaz à effet de serre, sur le changement climatique et ses conséquences sur les écosystèmes. Les scientifiques nous ont expliqué que les impacts du changement climatique peuvent être atténués si le monde s’adapte dès à présent, ils nous ont dit aussi que nous étions la dernière génération à pouvoir le faire. Il est donc normal que les résultats obtenus à Copenhague aient provoqué une certaine déception.

Mais l’Accord trouvé à Copenhague vaut mieux que pas d’accord du tout, nous en sommes convaincus et nous souhaitons y voir une étape décisive plutôt que l’échec dénoncé par certains.

L’Union européenne, notamment par l’engagement du Président Sarkozy et de la Chancelière Merkel dans ces négociations, a défendu une vision ambitieuse et solidaire et on lui doit l’essentiel des points positifs contenus dans l’accord politique, dont les plus importants sont à notre sens :

* L’objectif de 2°C et l’affirmation d’un pic mondial des émissions le plus tôt possible ;
* La création d’un cadre spécifique pour l’adaptation aux objectifs climatiques pour les pays les plus vulnérables ;
* L’instauration d’un mécanisme pour lutter contre la déforestation ;
* La mise en place de ressources financières pour aider les actions d’atténuation, avec un engagement de 30 milliards de dollars pour la période 2010-2012, la fixation d’un objectif de 100 milliards de dollars par an en 2020 pour l’aide climat dans les pays en voie de développement ;
* Le lancement d’un processus permettant notamment d’identifier les financements innovants.

La Grèce s’est également montrée active depuis le début des négociations ; elle avait appuyé dès le début le « paquet énergie-climat » de l’U.E. Aujourd’hui, le nouveau gouvernement a fait de la « croissance verte » un axe majeur de sa politique et a pris des premières mesures concrètes qui sont déjà très positives : Ainsi la création d’un Ministère de l’Environnement et des initiatives pour promouvoir les énergies renouvelables.

Parvenir à un accord contraignant en 2010 et dépasser la déclaration de Copenhague, telle sera donc la principale tâche des Etats de l’Union et de la Présidence espagnole ; la session informelle du Conseil Environnement de Séville a déjà relancé la réflexion. La Commission Européenne rédige en ce moment une analyse des résultats de Copenhague. L’Union réaffirme entre outre sa disponibilité à contribuer aux financements rapides, conformément aux conclusions du Conseil européen de décembre 2009.

Si la Conférence de Copenhague n’a pas permis d’obtenir toutes les avancées nécessaires au regard des positions européennes, l’accord politique qui en découle constitue néanmoins une étape importante sur laquelle nous devons maintenant nous appuyer pour obtenir des engagements fermes dans la lutte globale contre le changement climatique.

Sur la proposition de l’Allemagne, une conférence ministérielle va être tenue à Bonn au mois de juin 2010 pour préparer la Conférence de Mexico en décembre 2010. Dans cette perspective, la France et l’Allemagne réaffirment leur détermination à travailler avec l’ensemble des pays et des partenaires non gouvernementaux à l’élaboration d’un accord ambitieux, juste et équilibré. Il y a urgence : c’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu.



Lettonie - Conférence conjointe sur le manuel d’histoire franco-allemand (26 janvier 2010) Retour à la table des matières


2ème tome du manuel d'histoire franco-allemand


Une conférence conjointe franco-allemande est organisée le 26 janvier à l’occasion du 47ème anniversaire du Traité de l’Elysée. Elle se tiendra à l’institut Goethe de Riga. Le thème en est : "du Traité de l’Elysée (1963) à une vision partagée de l’histoire : exemple du manuel d’histoire franco-allemand - un modèle pour d’autres régions ?".

Le Pr. Etienne François, professeur émérite à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et professeur d’histoire à l’université libre de Berlin, et le Dr Daniela Schwarzer, chef du groupe de recherche sur l’intégration européenne à la Fondation des sciences et de la politique prendront part au débat. Le modérateur est le journaliste letton Ansis Bogustovs.



Roumanie - Déplacement conjoint des ambassadeurs à Brasov (22 janvier 2010) Retour à la table des matières


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Les ambassadeurs d’Allemagne et de France visitent « Eurocopter Romania » (Brasov, 22.01.2010) - Photo : © Ambassade de France en Roumanie


Lors de cette visite conjointe à Brasov, MM. Andreas VON METTENHEIM et Henri PAUL, Ambassadeurs d’Allemagne et de France en Roumanie ont visité « Eurocopter Romania » et ont échangé avec les médias sur les implantations industrielles allemandes et françaises en Roumanie.

Après s’être rendu au musée de la première école de langue roumaine en Roumanie, les Ambassadeurs ont déposé une gerbe sur la tombe de Nicolas TITULESCU, ancien ministre des Affaires étrangères (1932-1934) et président de l’Assemblée générale de la Société des Nations (1930-1932).

Ils se sont exprimés devant les médias sur le thème de la diplomatie et du multilatéralisme.

La visite au Collège national technique Andrei SAGUNA a été l’occasion de rencontrer les professeurs et les élèves de lycées de la ville offrant un enseignement de spécialité en allemand ou en français.

Deux expositions ont été présentées : au Centre Culturel allemand, « Caricatures d’Europe » présentée par le Conseil général de la Moselle et à l’Alliance française, « 5 ans de collaboration franco-allemande à Brasov ».

Une conférence de presse des deux Ambassadeurs sur les perspectives pour la coopération culturelle et éducative franco-allemande à Brasov et en Roumanie a été suivie par un récital musical « Schubert, Chopin et leur temps ».



Turquie - Concert de musique classique au Centre culturel de l’Université d’Hacettepe (20 janvier 2010) Retour à la table des matières


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Discours de l’ambassadeur de France, Bernard Emié (20.01.2010) - Photo : © ambassade de France en Turquie


A l’occasion du 47ème anniversaire de la signature du Traité de l’Elysée, les Ambassades de France et d’Allemagne en Turquie ont organisé mercredi 20 janvier 2010 un concert de musique classique au Centre culturel de l’Université d’Hacettepe.

Mme Elizabeth Vidal, soprano, M. André Cognet, baryton et M. Patrick Dechorgnat, pianiste, ont interprété des airs de Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ambroise Thomas, Jules Massenet, Jacques Offenbach, Leo Delibes et Georges Bizet.

Le soirée musicale a été précédée des discours des deux ambassadeurs et d’une présentation du site internet gouvernemental franco-allemand. http://www.france-allemagne.fr



Turquie - Soirée littéraire "Istanbul - Paris - Berlin" à l’Institut français d’Istanbul (22 janvier 2010) Retour à la table des matières

Lectures par Cem ÖZER

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A la faveur de la célébration de l’amitié franco-allemande fêtée le 22 janvier, date anniversaire du Traité de l’Elysée, l’Institut Français d’Istanbul et le Goethe Institut , sous l’égide des Consulats généraux allemand et français ainsi que la Direction de la littérature de l’Agence Istanbul 2010, ont convié le public stambouliote à une soirée littéraire sous forme de lectures des textes d’Orhan Pamuk, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Herta Müller, tous trois lauréats du Prix Nobel ces trois dernières années.

Istanbul, Paris et Berlin, trois villes mythiques, liées par d’indéfectibles attaches apparentes et souterraines et magnifiées sous la plume des écrivains contemporains parmi les plus prestigieux, ont été célébrées par des lectures du grand acteur turc Cem Özer.

Cette soirée a en outre servi de tremplin pour une prochaine aventure qui se tiendra fin 2010 et qui réunira successivement 27 auteurs turcs, français et allemands pour un parcours les menant à Istanbul, Paris et Berlin, l’occasion de se pencher sur la cartographie d’une Europe des littératures. Pour évoquer ce projet, Timour Muhidine, romancier, traducteur et auteur de plusieurs ouvrages sur la littérature turque et Harold David, metteur en scène, comédien et auteur, ainsi que le directeur de la littérature de l’agence Istanbul 2010, Ahmet Kot et la directrice du Goethe Institut-Istanbul Claudia Hahn Raabe ont rencontré le public.



Slovénie - Présentation du manuel d’histoire franco-allemand (22 janvier 2010) Retour à la table des matières


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Le 22 janvier 2010, Madame Nicole Michelangeli, Ambassadrice de France en Slovénie, et Monsieur Matthias von Kummer, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne en Slovénie, ont présenté le manuel commun d’histoire franco-allemand, à l’occasion du 47e anniversaire de la signature du Traité de l’Elysée. La présentation a eu lieu dans les locaux du Musée d’Histoire contemporaine.

Ce manuel avait pour ambition de donner une vision objective, commune au deux Nations, de l’Histoire de l’Europe et du monde depuis le Congrés de vienne à 1945 et de la fin de la Seconde guerre mondiale à nos jours (deux tomes), et de poser les jalons d’une conscience historique commune chez les élèves allemands et français. Il se voulait surtout l’illustration de la capacité de ces deux pays à oser un rapprochement profond et symbolique contribuant au renforcement de l’identité européenne. A ce titre, il demeure, comme l’ont expliqué les deux représentants diplomatiques français et allemand, une initiative exemplaire porteuse d’un message universel de paix et d’amitié.

Devant plusieurs parlementaires, des représentants de la communauté diplomatique, des professeurs, des étudiants et des représentants de la presse, les Ambassadeurs français et allemand se sont exprimés chacun dans la langue du partenaire lors de cette manifestation commune qui reflétait l’étroitesse des liens entre la France et l’Allemagne.


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