Vu sur le Net

"Vu sur le Net" est une veille d’actualité quotidienne, disponible en flux RSS. Abonnez-vous !
31 août
2011

"La Libye n’a pas besoin d’aide militaire"- Alain Juppé dans la FAZ




"Q - Sur l’Irak, il y a eu une coopération sans faille entre la France et l’Allemagne. Pourquoi cette fois cela ne s’est-il pas produit sur la Libye ?

R - Chacun a fait ses choix. La France a considéré qu’une intervention militaire était indispensable, compte tenu de la menace de ce qu’il faut appeler la folie de Kadhafi faisait peser sur les populations civiles, en particulier sur la population de Bengazi. L’Allemagne a un fait un choix différent, et j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, je respecte le choix de l’Allemagne, c’est à l’Allemagne de décider ce qu’est son engagement et pas à la France. Il n’en reste pas moins que, dès le départ de l’opération, et notamment au moment de la conférence de Paris, en mars, à laquelle la chancelière était présente, je crois me souvenir qu’elle a dit « nous ne participerons pas mais nous ne sommes pas neutres ».

Q - Est-ce que la France a cru ou su à l’avance que l’Allemagne allait s’abstenir au Conseil de sécurité ?

R - Oui, bien sûr, très rapidement. Très rapidement mon homologue m’a indiqué que l’Allemagne n’était pas favorable à une intervention militaire. Comme je l’ai dit lors d’une conférence de presse que nous avons faite à Bruxelles ensemble, nous partagions le même objectif - permettre au peuple libyen de retrouver sa liberté et d’accéder à la démocratie. Nous n’étions pas d’accord sur les moyens : nous pensions que la force était indispensable, l’Allemagne pensait que les sanctions suffisaient - d’ailleurs, le fait que les sanctions aient été prises montrent qu’il n’y avait pas de désaccord sur l’objectif, il s’agissait bien de se débarrasser de Kadhafi, nous étions d’accord de ce point de vue. L’Allemagne a pensé que les sanctions suffisaient ; je l’ai expliqué longuement, les sanctions, c’est quelque chose qui produit de l’effet à moyen terme, il faut des mois avant que les sanctions soient efficaces. Or il s’agissait d’une question d’heures et de jours, d’où la divergence d’appréciation qui a été la nôtre. On ne va pas en faire un drame.

Q - Vous avez compris et accepté les raisons ?

R - Accepté, bien sûr, je n’ai pas à les refuser. Et compris aussi : à partir du moment où l’on considère que la force ne doit pas être utilisée dans ce genre de situation, c’est une analyse, la nôtre n’était pas la même, dont acte. Aujourd’hui, nous nous retrouvons au coude à coude pour aider à la reconstruction de la Libye, en donnant au Conseil national de transition les moyens financiers et juridiques de faire son travail.

(...)
Q - La France a déjà renforcé sa coopération avec la Grande Bretagne ces dernières années : avec l’Allemagne, on ne voit pas les mêmes progrès.

R - Je ne partage pas votre sentiment. Sur la gestion de la crise de la Zone euro et, au-delà, de la crise financière mondiale, c’est avec l’Allemagne que nous avons travaillé en étroite liaison, et nous avons franchi des étapes tout à fait considérables ; l’idée d’un gouvernement économique de la Zone euro n’était pas généralement accepté il y a deux ans, elle l’est aujourd’hui.

Il y a des domaines dans lesquels on a progressé. C’est vrai que dans ce domaine là, on a eu une différence d’appréciation, mais même en matière de politique de sécurité, nous avons certes signé le traité de Lancaster House avec la Grande-Bretagne pour mutualiser certains moyens mais nous travaillons au coude à coude avec l’Allemagne et avec la Pologne dans le cadre du Triangle de Weimar pour essayer de faire avancer la PESD. Nous avons soutenu ensemble le rapport de Catherine Ashton et avons bien l’intention de ne pas laisser retomber les choses.

(…)

Q - Le président et la chancelière ont parlé d’un gouvernement économique qui était encore récemment un mot tabou en Allemagne. M. Trichet, a parlé d’un ministre des Finances européen : cela vous semble-t-il un projet à court terme ?

R -
© FAZ.net
Le concept même de gouvernement économique, selon lequel on ne peut pas avoir une monnaie unique si on n’a pas des politiques économiques et des politiques budgétaires étroitement coordonnées, et même des politiques fiscales harmonisées, j’y adhère, c’est le bon sens, la monnaie n’est pas quelque chose de désincarné, elle est le reflet d’un ensemble d’économies. Il est absolument indispensable de progresser dans ce sens. À partir du moment où ce concept a été accepté, à dix-sept, quels sont les mécanismes ? La France et l’Allemagne ont proposé des réunions régulières, au plus haut niveau des chefs d’État et de gouvernement, car c’est là que sont prises les vraies décisions et sont données les impulsions, un président stable de la Zone euro. Vous savez, lorsque M. Van Rompuy a été nommé, il y avait au début un grand scepticisme. On voit aujourd’hui qu’il joue bien son rôle, il s’affirme petit à petit, c’est une institution nouvelle et cela marche assez bien…

Q - … Observation qui n’est pas partagée par tout le monde…

R - Il fait un travail utile et sur la Zone euro cela peut être un progrès. Faut-il aller au-delà ? Créer une structure permanente, un secrétariat, on verra. Tout ce qui va dans le sens du renforcement de ce gouvernement économique est soutenu par la France

(...)

Q - On a parlé du tandem franco- allemand et de ses dysfonctionnements. On a dit il y a quelque temps, du côté français je crois, qu’il ne se passe pas grand chose entre l’Allemagne et la France, que ce n’était pas comme avant. Le chancelier Kohl vient de déclarer que l’Allemagne est sans boussole et sans leadership. Dans son esprit, je crois, c’est surtout le franco-allemand qui est important. Il y a des frictions.

R - Connaissez-vous une période depuis un demi-siècle, où il n’y a pas eu de friction entre la France et l’Allemagne ? Entre de Gaulle et Adenauer, tout était-il toujours idyllique ? Il y eu aussi entre MM. Giscard d’Estaing et Schmidt, Mitterrand et Kohl, des divergences d’appréciation sur certains sujets : c’est normal, nos intérêts ne sont pas spontanément convergents, il y a des cas où ils sont divergents. Donc il faut un effort pour rapprocher les points de vue. Ce qui me paraît très clair, ce sont les déclarations : je n’ai jamais entendu un responsable d’un gouvernement allemand ou français dire que la relation franco-allemande était désormais dépassée. Nous disons tous le contraire, nous disons tous qu’elle est absolument fondamentale. J’ai entendu Guido Westerwelle ce matin et je ne peux en dire plus, il a été tout à fait explicite là-dessus.

(...)

Q - Jean Daniel, du Nouvel Observateur, a dit il y a quelques semaines que les Allemands sont devenus trop fiers après leur réunification, et qu’ils font ce qu’ils veulent.

R - Non ce n’est pas vrai, ils ne font pas ce qu’ils veulent. Ils se concertent avec nous. Non, cela est une vision simpliste des choses. S’ils faisaient ce qu’ils veulent, il n’y aurait pas eu le 16 août, les rencontres entre la chancelière et le président. Or, il y a une concertation très approfondie. Et, sans être arrogant, quelquefois la France fait aussi bouger l’Allemagne, sur le gouvernement économique, vous l’avez dit vous-même, ce n’est pas une idée qui était sympathique à l’Allemagne il y a deux ans et qui, aujourd’hui, est acceptée ici. Il faut se garder de porter des jugements. Vous êtes un grand pays, vous êtes fiers d’être un grand pays, c’est normal.

Q - On a l’impression qu’après le Traité de Lisbonne, tout s’est passé sur un mode intergouvernemental, au détriment de la voie communautaire. Est-ce qu’une coopération plus étroite entre les gouvernements est l’avenir, la méthode communautaire a-t-elle vécu ?

R - Il faudrait peut-être inventer un concept nouveau, qui serait un « fédéralisme intergouvernemental ». Je ne fais que redécouvrir ce qu’a dit Jacques Delors en parlant de « fédération d’États nations ». Je pense qu’on peut d’autant mieux accepter les transferts de souveraineté que les gouvernements sont impliqués, parce que ce sont eux qui ont la légitimité démocratique. Je ne vois pas de contradiction entre les deux. La Commission garde un rôle très important à jouer, bien sûr, d’initiative, de composition, de mise en œuvre, mais je crois que l’impulsion politique doit vraiment venir des chefs d’État et de gouvernement, cela me paraît fondamental. Ce qui ne dispense pas de développer par ailleurs le contenu démocratique des institutions communautaires : on a renforcé le pouvoir du Parlement, c’est une bonne chose. En termes institutionnels, il faut laisser du temps au Traité de Lisbonne, c’est récent. On parle beaucoup du SEAE, est-ce qu’il marche, etc., mais il a huit mois, c’est un bébé qui vient de naître. Il faut qu’il prenne ses marques. Je ne suis pas très favorable à de nouveaux bouleversements institutionnels.

Q - Donc pas de modification des traités ?

R - Des adaptations des traités. Il y en a quelques unes, sur la responsabilité financière, mais ne remettons pas en cause la totalité du schéma et du dispositif. Et ce traité permet des tas de choses, en l’occurrence des coopérations renforcées.

Q - France et Allemagne sont d’accord je pense, sur ce sujet : après la Croatie, il y aura une pause ?

R - Je pense, et tout le monde est bien d’accord, que les pays des Balkans ont vocation à entrer dans l’Union européenne, ils sont au cœur de l’Europe. Ils ont encore des progrès à faire, ce n’est pas réglé, en Bosnie, au Kosovo. Mais, au-delà, il faut une pause durable, aussi bien en direction de l’Est, et nous ne sommes pas favorables à ce qu’on donne à l’Ukraine, à la Biélorussie, une perspective européenne. De même sur la Turquie. Pourquoi ? Parce que je pense que l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui ne peut pas supporter de tels élargissements. Un élargissement, ce n’est pas neutre, cela signifie que ces pays participent aux fonds régionaux, aux fonds structurels, qu’il va falloir les aider. Et je crois que l’Europe n’en a pas les moyens aujourd’hui, il faut qu’elle se renforce, il faut qu’elle trouve ses marques, que la Zone euro se stabilise. Après on verra. Mais, dans les dix ou vingt ans qui viennent, je pense qu’il faudra laisser les frontières en l’état ; et cela sera fonction de ce dont nous parlions tout à l’heure, des géométries variables. S’il y a un noyau dur très intégré, on peut avoir autour quelque chose de plus souple./.

Tous les articles :

9 mai
2012

Merkel, Hollande et le traité européen : les clés pour comprendre (Le Monde)


"Merkozy, c’est fini. La chancelière allemande, Angela Merkel, ne pourra plus compter sur le soutien de Nicolas Sarkozy en France. La droite allemande, au pouvoir, va devoir composer avec un socialiste à l’Elysée. Sur l’Europe, Berlin prône la rigueur et l’austérité, quand Paris plaide désormais pour la croissance et la relance ; François Hollande veut renégocier le traité européen récemment adopté, la présidente de l’Union chrétienne-démocrate allemande oppose un refus de principe. Alors, quelle sera l’issue ? Quels sont les points de désaccords ? Quels sont les marges de manœuvre ? (...)

- Un traité pro-rigueur pas encore ratifié
- Paris, Dublin, Berlin, Athènes... les complications commencent
- Hollande veut ajouter une dose de croissance au traité
- Un "nein" non négociable ?
- Vers un déblocage après les législatives."
27 avril
2012

Renouveler la relation franco-allemande (Libération)

Par Pierre-Yves LE BORGN’, Stefan COLLIGNON et Gabriel RICHARD-MOLARD


" S’il y a bien une chose que l’amitié ne devrait pas gâter, c’est la franchise. Deux amis, ayant traversé des épreuves communes, doivent tout pouvoir se dire.

Le couple franco-allemand, qui ne porte d’ailleurs pas cette dénomination outre-Rhin (les Allemand lui préférant la « relation » franco-allemande, moins charnelle et plus neutre) est un cas typique de ces longues amitiés, où l’un des deux a réussi à prendre l’aval sur l’autre, le dernier acceptant finalement cet état de fait. La relation franco-allemande file allègrement cette métaphore de l’amitié par intérêt mais aussi par confiance. La France et l’Allemagne ont participé à un échange de bons procédés pendant près de 60 ans, mais la crise est venue bousculer cette histoire que bien des commentateurs français, sans doute par conservatisme, ne peuvent ou ne veulent réviser(...)"
15 avril
2012

Un film d’animation 100% franco-allemand (Le Républicain Lorrain)


" À l’initiative des jeunes conseillers municipaux de Sarreguemines, une vingtaine d’enfants français et allemands, âgés de 9 à 12 ans, ont créé de toutes pièces un court-métrage d’animation sur le thème de l’environnement.

(...)

Ce film, d’une durée de cinq minutes, sera ensuite diffusé dans les collèges et lycées de l’académie, dans les mois à venir.

Mieux, il devrait participer au concours vidéo Créajeune, un mini-festival vidéo ouvert aux cinéastes amateurs de la Grande Région.

Débuté en février, le projet a la particularité de faire collaborer les enfants français et des élèves de l’école élémentaire Max-Ophüls de Sarrebruck. « Nous voulions leur montrer qu’il est possible de travailler ensemble sans forcément parler la même langue » , raconte Jean-Pierre. De par son aspect transfrontalier, le projet a déjà reçu le soutien du FilmBüro de Sarrebruck, et de l’association Ap’Art de Nancy.
(...)"
13 avril
2012

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu ! (Le Monde)


" Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l’Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d’endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l’objet d’analyses souvent très justes mais j’entends également de nombreuses demi-vérités. C’est pourquoi j’aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l’Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d’emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd’hui. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l’époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l’emploi. Si préserver un emploi suppose d’assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.

Pendant la crise économique de 2008, le chômage partiel a par exemple été simplifié en accord avec les syndicats afin de permettre aux salariés de garder leur emploi et aux entreprises de conserver le savoir-faire de leurs salariés. Aujourd’hui, la situation est différente : de nombreux postes sont vacants et l’Allemagne cherche de la main-d’œuvre qualifiée. Le fait qu’il reste malgré tout 3 millions de chômeurs montre que la qualification des chômeurs constitue un enjeu majeur. (...)"
13 avril
2012

Un aprenti alsacien distingué en Allemagne

Une information à relever dans la dernière newsletter de la Région métropolitaine du Rhin Supérieur :


" Le meilleur apprenti en mécanique automobile d’Allemagne est Alsacien ! Sacha Zimmermann a récemment été reçu au plus haut niveau des Chambres de commerce et d’industrie d’Allemagne, à Berlin, en présence du ministre de l’Economie, pour recevoir sa distinction.

Parmi les 300 000 apprentis d’Allemagne, et les 200 sélectionnés, c’est ce jeune, originaire de Wissembourg qui a été retenu, pour la plus grande satisfaction de Yaris Pürsün, Directeur de Mercedes à Wörth. (...)"
3 avril
2012

"La logique du franco-allemand s’imposera quoi qu’il arrive" (L’Express)


"Angela Merkel redoute-t-elle l’élection éventuelle de François Hollande ? "Moins qu’on le dit, répond un diplomate. Au Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont toujours préféré la stabilité et le maintien des impétrants ; le souhait unanime de voir Berlusconi quitter le pouvoir a été une exception à la règle. Entre Paris et Berlin, la logique du "franco-allemand" s’imposera quoi qu’il arrive." "
30 mars
2012

De l’utilité d’apprendre l’allemand (20 minutes)


" Dans la famille Deck, on parle l’allemand de père en fils. À la maison, à table, devant la télévision... rien de surprenant alors que Jérôme, 20 ans, ait suivi une scolarité entière en classe bilingue. « Mes parents m’ont inscrit dès la maternelle. C’est moi qui ai ensuite décidé au collège et au lycée de poursuivre l’apprentissage de la langue allemande. Je me disais que ça pourrait m’être utile », dit-il. Bien lui en a pris. Chef de rang aujourd’hui au restaurant “L’Alsace à table” à Strasbourg, il est à l’aise avec une clientèle nombreuse, venue d’Outre-Rhin. « On me sollicite souvent pour m’occuper des clients germanophones. L’allemand m’est bénéfique, c’est certain que cette langue ouvre des perspectives d’emploi. C’est un vrai plus pour travailler », reconnaît-il. (...)

Alors qu’une manifestation se tient samedi, place Kléber, pour la défense de la langue et de la culture régionales, la filière bilingue tend à se développer en Alsace. Selon les chiffres fournis par le rectorat, ils sont 24 627 élèves, de la maternelle au lycée, à suivre cette année un cursus bilingue. Ils étaient trois fois moins au début des années 2000 (7 119). (...)"
26 mars
2012

Bretagne : elle créé un site pour dynamiser les relations franco-allemandes (Ouest-France)


"Il y a quelques mois, en septembre 2011, Lisa Herlédan, membre du comité de jumelage Chartres-de-Bretagne - Hassmersheim (Allemagne) décide de créer un site internet recensant les différentes façons d’apprendre et vivre l’allemand en Ille-et-Vilaine. « Il est dommage qu’il n’y ait pas de liens plus forts entre les associations. Avoir la possibilité de récolter plus d’information sur internet est très difficile car les données ne sont pas regroupées. Avec un site, tout deviendrait plus simple », explique cette jeune étudiante.

(...)

En parallèle, elle travaille à redynamiser une association régionale de partenariat entre les différentes associations franco-allemandes de Bretagne. « En contactant les associations, j’ai trouvé trois personnes, Ulrike Huet, Jürgen Buser et Marion Delaunay qui souhaitaient relancer la Fédération des associations franco-allemandes (Fafa Bretagne) », argumente Lisa Herlédan.
(...) Son but est de faire en sorte que les associations travaillent ensemble et se regroupent pour partager les frais d’un voyage par exemple. Il s’agit également de développer des actions communes en Bretagne et plus particulièrement autour du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée en janvier 2013."

Site internet : www.feedelallemand.fr.
16 mars
2012

Le couple franco-allemand souriant dans le vieil Antibes (Nice-Matin)


" Évidemment, en ces temps de présidentielle, il est de bon ton pour un proche de Nicolas Sarkozy d’afficher son entente avec le partenaire allemand. Cependant, hier après-midi, dans le cadre de la rencontre du triangle de Weimar, le ministre chargé des Affaires européennes Jean Leonetti n’a pas eu l’air de se forcer pour apparaître en bons termes avec son homologue allemand, Michael Link. À peine les deux hommes se sont-ils retrouvés place Nationale, à 16 heures, que leur complicité est apparue évidente. Entre eux, des rires, des plaisanteries, et des tutoiements en veux-tu en voilà… À croire que les deux ministres se connaissaient, d’ailleurs, depuis toujours. « On ne s’est rencontré que récemment, lors de la nomination de Michael Link à la fin du mois de janvier, a infirmé Jean Leonetti. Mais, c’est allé tout de suite très bien. » Et le ministre allemand de confirmer, dans un français parfait ; lui qui a longtemps exercé le métier de traducteur : « Il y a parfois des alchimies entre deux personnes. Avec Jean, c’est le cas. »(...)"
15 mars
2012

Baroin : "L’Allemagne et nous" (L’Express)

Invité du Club L’Expansion-L’Express, le 6 mars, le ministre de l’Économie et des Finances a livré son analyse des relations franco-allemandes à travers la crise.

" Sommes-nous passés, avec la crise, dans une Europe "germanocentrée" ?

Si la question est : "Est-ce que l’Allemagne a, par nature, un rôle de leader en Europe ?" la réponse est : "Oui, tout comme la France."

Si la question est : "Est-ce que la crise a amplifié les qualités de l’Allemagne ?" oui encore : elle est le meilleur élève, avec un taux de chômage faible et 1 million d’offres d’emplois non satisfaites - ce qui sera un problème pour elle, à terme ; avec, aussi, les meilleurs résultats en matière de déficits et un consensus politique d’affectation prioritaire des fruits de la croissance au désendettement.

Mais c’est la France qui a été en pointe pour la réforme de la gouvernance et pour tirer les leçons de la crise, avec le traité de discipline budgétaire. Le mécanisme européen de stabilité a été accéléré et, si nous avons encore un débat sur la hauteur du pare-feu nécessaire pour dissuader les spéculateurs, je pense que nous convaincrons les Allemands de le relever(...)".