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5 juillet
2011

Mondial féminin de foot : France-Allemagne à l’affiche ce soir



France - Allemagne, Groupe A, Mönchengladbach, 5 juillet. L’une des affiches attendues du premier tour. Oui mais voilà, les résultats des deux premiers matches en ont décidé autrement. Les Bleues et la Mannschaft sont déjà qualifiées pour les quarts de finale. La rencontre est-elle pour autant sans enjeu ? Pas vraiment...

Pour l’instant, Françaises et Allemandes ont réalisé un sans faute. Petit avantage pour les filles de l’Hexagone cependant, leur large victoire sur le Canada (4:0) leur offre une différence de buts supérieure. Dès lors, un nul contre les hôtes leur garantirait la première place. Pour la France, l’objectif de cette rencontre sera avant tout de continuer sur la bonne dynamique. Terminer en tête de ce Groupe A permettrait évidemment d’optimiser son capital confiance, et surtout d’éviter l’adversaire théoriquement le plus coriace du Groupe B.

Mais ce France-Allemagne est dans les têtes depuis un long moment. L’équipe de France est composée pour quasi moitié de joueuses de l’Olympique Lyonnais. Or Les Lyonnaises viennent de remporter la Ligue des champions de l’UEFA face à Postdam, l’un des grands clubs allemands pourvoyeurs de l’équipe nationale. Le FCC Turbine Potsdam avait privé les Rhodaniennes d’un premier titre européen l’année précédente. La rivalité est donc bien réelle.

La culture du "c’est possible"

Mais Bruno Bini relativise l’effet Ligue des champions. "Il n’y a que trois joueuses de Potsdam en sélection, ce n’était pas non plus un France-Allemagne...", tempère-t-il avant d’ajouter : "Une certaine culture du ’c’est possible’ a émergé après ce match. J’en ai beaucoup parlé avec mes joueuses, je crois qu’une barrière psychologique a explosé."

Avant cela, le bilan international entre ces deux pays avait de quoi inhiber les plus irréductibles des Gauloises. Sur neuf confrontations, les Françaises n’en ont gagnées que deux, en amical, 1:0. Le reste est entièrement à la gloire des Allemandes, dont quelques scores fleuves. Comme au premier tour de l’UEFA EURO Féminin 2009, un cinglant 5:1.
(...)

Un Classique

Les Tricolores semblent n’avoir pas grand chose à perdre. Qualifiées pour les quarts de finale, elles ne subissent pas la pression populaire comme les Allemandes, tenantes du titre et à domicile. "Relax" paraît être le mot en vogue pour les coéquipières de Thiney : "Ce qu’on veut surtout, c’est prendre du plaisir à chaque match et avoir des émotions. C’est rare de jouer dans des stades pleins. Ca fait vraiment partie du bonheur de ces compétitions. On essaye de vivre le mieux possible avec un environnement magnifique", explique la native de Troyes, le sourire aux lèvres.

Pourtant, pour d’autres, cette affiche n’est pas exactement anodine. Les France-Allemagne du football ont nourri les mémoires collectives. Thiney n’était pas née, mais sa coéquipière de Juvisy Sandrine Soubeyrand, se souvient : "Je me revois encore devant ma télé, en 1982, en train de regarder la demi-finale de la Coupe du Monde, la France contre l’Allemagne avec Patrick Batiston sur la civière… L’issue est dramatique mais j’aime les émotions fortes. C’est aussi pour ça qu’on fait du sport, pour vivre ces émotions et les faire partager."


Si le match du 5 juillet pouvait donner aux spectateurs ne serait-ce que la moitié des émotions vécues à Séville ce 8 juillet 1982, nul doute que chacun s’en contenterait...

Regardez les réactions du sélectionneur avant le match :

Tous les articles :

9 mai
2012

Merkel, Hollande et le traité européen : les clés pour comprendre (Le Monde)


"Merkozy, c’est fini. La chancelière allemande, Angela Merkel, ne pourra plus compter sur le soutien de Nicolas Sarkozy en France. La droite allemande, au pouvoir, va devoir composer avec un socialiste à l’Elysée. Sur l’Europe, Berlin prône la rigueur et l’austérité, quand Paris plaide désormais pour la croissance et la relance ; François Hollande veut renégocier le traité européen récemment adopté, la présidente de l’Union chrétienne-démocrate allemande oppose un refus de principe. Alors, quelle sera l’issue ? Quels sont les points de désaccords ? Quels sont les marges de manœuvre ? (...)

- Un traité pro-rigueur pas encore ratifié
- Paris, Dublin, Berlin, Athènes... les complications commencent
- Hollande veut ajouter une dose de croissance au traité
- Un "nein" non négociable ?
- Vers un déblocage après les législatives."
27 avril
2012

Renouveler la relation franco-allemande (Libération)

Par Pierre-Yves LE BORGN’, Stefan COLLIGNON et Gabriel RICHARD-MOLARD


" S’il y a bien une chose que l’amitié ne devrait pas gâter, c’est la franchise. Deux amis, ayant traversé des épreuves communes, doivent tout pouvoir se dire.

Le couple franco-allemand, qui ne porte d’ailleurs pas cette dénomination outre-Rhin (les Allemand lui préférant la « relation » franco-allemande, moins charnelle et plus neutre) est un cas typique de ces longues amitiés, où l’un des deux a réussi à prendre l’aval sur l’autre, le dernier acceptant finalement cet état de fait. La relation franco-allemande file allègrement cette métaphore de l’amitié par intérêt mais aussi par confiance. La France et l’Allemagne ont participé à un échange de bons procédés pendant près de 60 ans, mais la crise est venue bousculer cette histoire que bien des commentateurs français, sans doute par conservatisme, ne peuvent ou ne veulent réviser(...)"
15 avril
2012

Un film d’animation 100% franco-allemand (Le Républicain Lorrain)


" À l’initiative des jeunes conseillers municipaux de Sarreguemines, une vingtaine d’enfants français et allemands, âgés de 9 à 12 ans, ont créé de toutes pièces un court-métrage d’animation sur le thème de l’environnement.

(...)

Ce film, d’une durée de cinq minutes, sera ensuite diffusé dans les collèges et lycées de l’académie, dans les mois à venir.

Mieux, il devrait participer au concours vidéo Créajeune, un mini-festival vidéo ouvert aux cinéastes amateurs de la Grande Région.

Débuté en février, le projet a la particularité de faire collaborer les enfants français et des élèves de l’école élémentaire Max-Ophüls de Sarrebruck. « Nous voulions leur montrer qu’il est possible de travailler ensemble sans forcément parler la même langue » , raconte Jean-Pierre. De par son aspect transfrontalier, le projet a déjà reçu le soutien du FilmBüro de Sarrebruck, et de l’association Ap’Art de Nancy.
(...)"
13 avril
2012

Le modèle allemand est perfectible, mais il est encore trop méconnu ! (Le Monde)


" Il a beaucoup été question, ces derniers temps, du "modèle allemand". Je tiens à être clair : l’Allemagne ne se considère pas comme le pays idéal que tous les autres devraient prendre en exemple. Elle aussi ses problèmes : un niveau d’endettement élevé et un faible taux de natalité, notamment. Le système économique et social allemand fait l’objet d’analyses souvent très justes mais j’entends également de nombreuses demi-vérités. C’est pourquoi j’aimerais rétablir quelques faits.

Concernant le chômage. Début 2004, l’Allemagne était la "championne du monde des délocalisations d’emplois" et comptait 5 millions de chômeurs, contre 3 millions aujourd’hui. Qu’est-ce qui explique cette évolution ? Face aux effrayants chiffres du chômage de l’époque, le gouvernement fédéral, en coopération avec les syndicats, a adopté une politique visant à relancer l’emploi. Si préserver un emploi suppose d’assouplir les modèles de temps de travail et de recourir au temps partiel ou au chômage partiel, cela vaut généralement mieux pour les salariés comme pour les entreprises que des licenciements.

Pendant la crise économique de 2008, le chômage partiel a par exemple été simplifié en accord avec les syndicats afin de permettre aux salariés de garder leur emploi et aux entreprises de conserver le savoir-faire de leurs salariés. Aujourd’hui, la situation est différente : de nombreux postes sont vacants et l’Allemagne cherche de la main-d’œuvre qualifiée. Le fait qu’il reste malgré tout 3 millions de chômeurs montre que la qualification des chômeurs constitue un enjeu majeur. (...)"
13 avril
2012

Un aprenti alsacien distingué en Allemagne

Une information à relever dans la dernière newsletter de la Région métropolitaine du Rhin Supérieur :


" Le meilleur apprenti en mécanique automobile d’Allemagne est Alsacien ! Sacha Zimmermann a récemment été reçu au plus haut niveau des Chambres de commerce et d’industrie d’Allemagne, à Berlin, en présence du ministre de l’Economie, pour recevoir sa distinction.

Parmi les 300 000 apprentis d’Allemagne, et les 200 sélectionnés, c’est ce jeune, originaire de Wissembourg qui a été retenu, pour la plus grande satisfaction de Yaris Pürsün, Directeur de Mercedes à Wörth. (...)"
3 avril
2012

"La logique du franco-allemand s’imposera quoi qu’il arrive" (L’Express)


"Angela Merkel redoute-t-elle l’élection éventuelle de François Hollande ? "Moins qu’on le dit, répond un diplomate. Au Conseil européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont toujours préféré la stabilité et le maintien des impétrants ; le souhait unanime de voir Berlusconi quitter le pouvoir a été une exception à la règle. Entre Paris et Berlin, la logique du "franco-allemand" s’imposera quoi qu’il arrive." "
30 mars
2012

De l’utilité d’apprendre l’allemand (20 minutes)


" Dans la famille Deck, on parle l’allemand de père en fils. À la maison, à table, devant la télévision... rien de surprenant alors que Jérôme, 20 ans, ait suivi une scolarité entière en classe bilingue. « Mes parents m’ont inscrit dès la maternelle. C’est moi qui ai ensuite décidé au collège et au lycée de poursuivre l’apprentissage de la langue allemande. Je me disais que ça pourrait m’être utile », dit-il. Bien lui en a pris. Chef de rang aujourd’hui au restaurant “L’Alsace à table” à Strasbourg, il est à l’aise avec une clientèle nombreuse, venue d’Outre-Rhin. « On me sollicite souvent pour m’occuper des clients germanophones. L’allemand m’est bénéfique, c’est certain que cette langue ouvre des perspectives d’emploi. C’est un vrai plus pour travailler », reconnaît-il. (...)

Alors qu’une manifestation se tient samedi, place Kléber, pour la défense de la langue et de la culture régionales, la filière bilingue tend à se développer en Alsace. Selon les chiffres fournis par le rectorat, ils sont 24 627 élèves, de la maternelle au lycée, à suivre cette année un cursus bilingue. Ils étaient trois fois moins au début des années 2000 (7 119). (...)"
26 mars
2012

Bretagne : elle créé un site pour dynamiser les relations franco-allemandes (Ouest-France)


"Il y a quelques mois, en septembre 2011, Lisa Herlédan, membre du comité de jumelage Chartres-de-Bretagne - Hassmersheim (Allemagne) décide de créer un site internet recensant les différentes façons d’apprendre et vivre l’allemand en Ille-et-Vilaine. « Il est dommage qu’il n’y ait pas de liens plus forts entre les associations. Avoir la possibilité de récolter plus d’information sur internet est très difficile car les données ne sont pas regroupées. Avec un site, tout deviendrait plus simple », explique cette jeune étudiante.

(...)

En parallèle, elle travaille à redynamiser une association régionale de partenariat entre les différentes associations franco-allemandes de Bretagne. « En contactant les associations, j’ai trouvé trois personnes, Ulrike Huet, Jürgen Buser et Marion Delaunay qui souhaitaient relancer la Fédération des associations franco-allemandes (Fafa Bretagne) », argumente Lisa Herlédan.
(...) Son but est de faire en sorte que les associations travaillent ensemble et se regroupent pour partager les frais d’un voyage par exemple. Il s’agit également de développer des actions communes en Bretagne et plus particulièrement autour du cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée en janvier 2013."

Site internet : www.feedelallemand.fr.
16 mars
2012

Le couple franco-allemand souriant dans le vieil Antibes (Nice-Matin)


" Évidemment, en ces temps de présidentielle, il est de bon ton pour un proche de Nicolas Sarkozy d’afficher son entente avec le partenaire allemand. Cependant, hier après-midi, dans le cadre de la rencontre du triangle de Weimar, le ministre chargé des Affaires européennes Jean Leonetti n’a pas eu l’air de se forcer pour apparaître en bons termes avec son homologue allemand, Michael Link. À peine les deux hommes se sont-ils retrouvés place Nationale, à 16 heures, que leur complicité est apparue évidente. Entre eux, des rires, des plaisanteries, et des tutoiements en veux-tu en voilà… À croire que les deux ministres se connaissaient, d’ailleurs, depuis toujours. « On ne s’est rencontré que récemment, lors de la nomination de Michael Link à la fin du mois de janvier, a infirmé Jean Leonetti. Mais, c’est allé tout de suite très bien. » Et le ministre allemand de confirmer, dans un français parfait ; lui qui a longtemps exercé le métier de traducteur : « Il y a parfois des alchimies entre deux personnes. Avec Jean, c’est le cas. »(...)"
15 mars
2012

Baroin : "L’Allemagne et nous" (L’Express)

Invité du Club L’Expansion-L’Express, le 6 mars, le ministre de l’Économie et des Finances a livré son analyse des relations franco-allemandes à travers la crise.

" Sommes-nous passés, avec la crise, dans une Europe "germanocentrée" ?

Si la question est : "Est-ce que l’Allemagne a, par nature, un rôle de leader en Europe ?" la réponse est : "Oui, tout comme la France."

Si la question est : "Est-ce que la crise a amplifié les qualités de l’Allemagne ?" oui encore : elle est le meilleur élève, avec un taux de chômage faible et 1 million d’offres d’emplois non satisfaites - ce qui sera un problème pour elle, à terme ; avec, aussi, les meilleurs résultats en matière de déficits et un consensus politique d’affectation prioritaire des fruits de la croissance au désendettement.

Mais c’est la France qui a été en pointe pour la réforme de la gouvernance et pour tirer les leçons de la crise, avec le traité de discipline budgétaire. Le mécanisme européen de stabilité a été accéléré et, si nous avons encore un débat sur la hauteur du pare-feu nécessaire pour dissuader les spéculateurs, je pense que nous convaincrons les Allemands de le relever(...)".