« La France et l’Allemagne sont les deux ailes de l’Occident. Briser l’une, c’est empêcher l’autre de voler », disait Romain Rolland. Le Prix Nobel de littérature de 1915 vivait alors dans une époque autrement plus tourmentée où son humanisme et son pacifisme lui ont attiré l’opprobre des ultranationalistes de tous bords.
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Après le temps des guerres,
l’Allemagne et la France ont décidé d’unir leurs forces pour se construire un destin commun fondé sur trois piliers : paix, démocratie et prospérité. Ce destin a un nom : l’Europe !
La dette et la désunion, nos principaux ennemis

Aujourd’hui l’Allemagne et la France constituent les « deux ailes » de l’Europe.
Nos peuples sont différents et notre histoire institutionnelle n’est pas identique : l’Etat fédéral allemand et une politique économique déterminée par la crainte de l’inflation font face à l’Etat central français et à notre tradition économique mettant au premier plan l’égalité et la solidarité. Malgré cela, l’Allemagne et la France ont toujours su depuis soixante ans avancer ensemble. Le poids de l’histoire et la mondialisation ont fait réaliser à nos responsables que ce qui nous réunissait était plus fort que ce qui nous séparait. Notre entente est aujourd’hui décisive et nos deux pays ont le devoir de penser leur avenir en commun.
Le président de la République et la Chancelière expriment régulièrement une vision similaire de l’Europe. Ils sont partis d’un constat simple : la souveraineté, c’est la capacité d’agir librement. Pour y parvenir dans un environnement international plus complexe, nos principaux ennemis sont la dette et la désunion. La guerre que nous menons est contre ces deux fléaux et contre la spéculation qui s’en nourrit.
Notre principal atout, c’est l’Europe qui, par son poids économique, politique et démographique, nous permet d’imposer notre voix dans la mondialisation. Il nous faut donc aller vers plus d’Europe. Cette Europe mieux intégrée et désireuse d’aller vers plus de cohérence et de convergence existe déjà à travers la zone euro qui réunit, aujourd’hui, dix-sept pays.
Représentant près de la moitié du PIB et de la population de la zone euro, l’Allemagne et la France ont naturellement un rôle moteur à assumer.(...)"