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27 avril
2010

Renforcer la politique de défense européenne

27.04.2010

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Les ministres des Affaires étrangères du Triangle de Weimar, Radoslaw Sikorski, Guido Westerwelle et Bernard Kouchner (Bonn, 27 avril 2010) - Photo : © Imo Köhler, Photothek


L’Allemagne, la France et la Pologne souhaitent faire progresser la mise en œuvre d’une politique de défense européenne. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays du "Triangle de Weimar", Guido Westerwelle, Bernard Kouchner et Radoslaw Sikorski, ont annoncé mardi, lors d’une réunion à Bonn, leur volonté de mettre en place un groupement militaire tactique commun d’ici à 2013. "L’Europe doit être capable de réagir aux crises dans le monde non seulement avec des moyens diplomatiques, mais aussi militaires si nécessaire", a déclaré M. Westerwelle.

Les ministres du "Triangle de Weimar" ont, par ailleurs, reçu leur homologue ukrainien, Konstantin Grichtchenko. Ce dernier a souligné la volonté de l’Ukraine de se rapprocher de l’Union européenne. M. Westerwelle s’en est félicité. Il est important pour l’Europe que l’Ukraine garde une orientation européenne, a-t-il déclaré. Il faut leur apporter un soutien politique en ce sens.
En savoir plus : www.paris.diplo.de

Tous les articles :

12 novembre
2011

Wolfgang Schäuble pour une "vraie révolution" en Europe (Le Monde)


" Ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble est l’un des piliers du gouvernement d’Angela Merkel. C’est à ce francophile convaincu, né en 1942 à quelques kilomètres de la frontière française, et poids lourd de la CDU, qu’Helmut Kohl avait confié la gestion de la réunification allemande en 1990. Victime d’un attentat qui, vingt ans plus tard, continue de le faire souffrir, il ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant.

Ce travailleur acharné qui, en pleine crise grecque, a dirigé son ministère pendant plusieurs jours en 2010 depuis son lit d’hôpital, a, de l’avis de tous, une influence déterminante sur la politique européenne de Mme Merkel. En fin de carrière, cet homme d’Etat met tout son poids politique dans la balance pour que l’Allemagne accepte davantage d’intégration européenne.

Pensez-vous, comme il y a un an, que les crises économiques en Europe finissent toujours par engendrer des progrès politiques ?


Les événements m’ont donné raison. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro lors du Conseil européen du 26 octobre ont chargé M. Van Rompuy (qui en assure la présidence) de faire des propositions pour modifier le traité de Lisbonne. Les crises sont une chance.


Celle-ci aussi ?

Oui.

Quelle chance ?

Que l’Europe continue d’avancer. C’est notre grande mission. Car dans le monde globalisé du XXIe siècle, nous avons besoin d’une Europe forte, capable d’agir sur la scène mondiale.

L’Union européenne (UE) a toujours progressé pas à pas. Le plus souvent, l’intégration a d’abord été économique. Les structures politiques ont suivi parce qu’il faut toujours obtenir le soutien de la population qui est souveraine dans les Etats membres. C’est ce qui s’est passé avec la monnaie commune. On constate aujourd’hui qu’une politique monétaire commune et le Pacte de stabilité et de croissance ne suffisent pas. Il faut créer des structures politiques qui feront converger les politiques budgétaires.

(...)

Propos recueillis par Frédéric Lemaître

Découvrez le site internet en français du ministère fédéral allemand des Finances !
1er novembre
2011

"Papandréou joue avec le feu" (Gunther Krichbaum au Monde)


"Que pensez-vous de l’annonce du référendum en Grèce ?

Je suis surpris. Comme tous les dirigeants européens. Alors que les deux derniers sommets européens avaient amené un peu de calme sur les marchés, cette annonce provoque partout en Europe une grande nervosité et une grande irritation. Georges Papandréou a ouvert la boîte de Pandore. Son attitude constitue un affront pour les autres leaders européens. Il joue avec le feu. C’est incompréhensible. Même la question de confiance qu’il pose aux députés n’est pas gagnée d’avance.(...)"
31 octobre
2011

Paris, Berlin : convergence alléguée, divergences persistantes (Le Monde, 31.11.11)


"La convergence franco-allemande, une nouvelle fois vantée par Nicolas Sarkozy lors de son entretien télévisé du 27 octobre, doit trouver un nouveau terrain d’application lundi 31 octobre. Bernard Accoyer (UMP), président de l’Assemblée nationale, et Norbert Lammert (Union chrétienne-démocrate, CDU), son homologue au Bundestag, devaient présider ce jour-là, à Berlin, la première réunion du groupe de travail franco-allemand sur "l’avenir de l’euro". Outre ses deux coprésidents, ce groupe comprend six députés français et six députés allemands, de droite et de gauche. Il devrait achever ses travaux en février 2012.

(...)

ÉLOGES

A l’Auswärtiges Amt, le Quai d’Orsay allemand, la France est le seul pays auquel un département entier est consacré. Au Bundestag, Gunther Krichbaum (CDU), président de la commission des affaires européennes, prend le soin de faire traduire en français les documents les plus importants et ne tarit pas d’éloges sur son homologue français, Pierre Lequiller (UMP). Depuis quelques mois, le ministère des finances allemand a même développé une version en français de son site Internet. "La concertation entre les deux pays est unique", se félicite Andreas Schockenhoff, président du groupe parlementaire franco-allemand.

Au niveau des principaux partis, l’UMP, sous la houlette notamment de M. Le Maire, travaille avec la CDU. Le PS et le Parti social-démocrate (SPD) ont publié, en septembre, une déclaration commune sur la crise et les euro-obligations. François Hollande pourrait prendre la parole au congrès du SPD, début décembre, à Berlin (...)."
(Frédéric Lemaître)
22 octobre
2011

L’humour franco-allemand investit la pub

" Opel et Renault se livrent en ce moment une belle passe d’armes publicitaire sur fond d’humour franco-allemand. Ça tient de la récidive !

Les relations franco-allemandes sont actuellement au cœur de l’actualité politique et comme d’habitude les (bons) publicitaires savent se jeter sur les nouvelles fraîches. Encore une fois, c’est dans le domaine de l’automobile que l’affrontement par spot interposé fait rage.

Pour ceux qui auraient raté quelques épisodes, la marque Opel a lancé en France notamment, une série de pubs complètement en allemand avec les sous-titres français. Une pub en allemand, c’est déjà en soi un évènement. Les germanophones auront apprécié. Évidemment, c’est de l’auto-dérision allemande et un petit pied-de-nez aux Francais en répétant à chaque phrase ou presque ce stéréotype de la « fiabilité allemande », « qualité allemande » etc.(...)"


Renault, jamais en reste, a répondu récemment, en offrant une parodie de cet humour allemand. Bon, il arrive à placer qu’un mot d’allemand toutes les phrases, mais on comprend le principe, très réussi à mon avis. Mention spéciale à la musique et évidemment le jeu de mot sur « Berlin » bien détourné, même si pas complètement nouveau :

20 octobre
2011

Revue de presse : une rencontre franco-allemande sous tension (Toutel’europe.fr)


"A l’approche d’une rencontre cruciale entre les dirigeants européens dimanche prochain pour l’avenir de la zone euro, le Président français Nicolas Sarkozy s’est rendu hier soir à Francfort afin de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel pour préparer le sommet, et discuter des solutions à apporter à la crise de la dette.

Officiellement dédiée au président sortant de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, la rencontre franco-allemande avait surtout pour objet de mettre fin aux désaccords sur l’ampleur de la restructuration grecque et la force de frappe du Fonds européen de stabilité financière (FESF) censé voler au secours des Etats défaillants [Le Monde].

Bien qu’aucun compte-rendu de cette réunion informelle n’ait été fait, les rumeurs d’un accord entre l’Allemagne et la France quant à la multiplication par cinq de la force de frappe du Fonds Européen de Stabilité (FESF), le portant ainsi à 2.000 milliards d’euros, se sont fait entendre. Jean-Claude Trichet a appuyé cette idée de renforcement du Fonds de soutien.(...)"
19 octobre
2011

Paris et Berlin seraient prêts à renforcer le Fonds de stabilité européen (Le Figaro)


"Le Guardian évoque un chiffre de 2000 milliards d’euros contre 1000 milliards avancés par le Financial Times Deutschland. Un haut responsable de l’Union européenne dément tout accord.

Aux grands maux, les grands remèdes. La France et l’Allemagne se seraient mises d’accord pour augmenter la capacité de prêt du fonds européen de stabilité à 2000 milliards d’euros. L’information avancée par le Guardian serait discutée du côté de la Commission européenne. Le Financial Times Deutschland affirme quant à lui que le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a évoqué une hausse de la capacité du fonds de stabilité (FESF) à 1000 milliards d’euros.

Comme avant chaque sommet crucial de la zone euro, de nombreuses fuites émaillent l’actualité quelques jours avant le sommet des chefs d’État et de gouvernement de dimanche. Mais « aucun accord n’a encore été conclu pour augmenter les moyens », a prévenu un haut responsable de l’Union européenne cité par l’agence Reuters. En revanche, a-t-il ajouté, « il est vrai que les dirigeants discutent de la meilleure façon de démultiplier les moyens du FESF » .

(...)"
14 octobre
2011

Crise de la zone euro : Paris et Berlin formalisent un accord (14.10.11)


La France et l’Allemagne ont formalisé leur accord sur les moyens de résoudre la crise de la dette dans la zone euro, a déclaré vendredi 14 octobre le ministre de l’économie, François Baroin, après une rencontre avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, et Nicolas Sarkozy. Les détails de l’accord n’ont toutefois pas été dévoilés.

"Nous allons au cours des jours prochains poursuivre nos discussions mais nous avons déjà contractualisé des accords qui seront très importants", a-t-il dit en parlant de la stabilisation de la zone euro, de la recapitalisation des banques européennes et de la "maximisation" du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Wolfgang Schäuble a assuré que les deux pays avaient une "position commune" et s’est dit convaincu qu’ils sauraient "protéger la zone euro".

(...)
11 octobre
2011

Une coopération exemplaire : les douanes allemande et française démantèlent une bande de trafiquants de cigarettes


""Au cours d’une opération commune, des contrôleurs de la répression des fraudes français et de Cologne sont parvenus le 19 septembre à neutraliser une bande de trafiquants germano-chinois de cigarettes.

Depuis déjà mars 2011, les douanes étaient sur la trace de cette bande soupçonnée de transporter de grandes quantités de cigarettes de contrebande de l’agglomération parisienne vers Juliers et Düren.

Le 19 septembre, au moment où les douanes françaises sont passées à l’action, les sept membres de la bande étaient une fois de plus dans l’attente d’un conteneur chargé de cigarettes qui devait être livré dans un entrepôt secret situé dans les environs de Paris. 11,6 millions de cigarettes ont été saisies à l’occasion. Les sept membres de la bande, âgés de 23 à 51 ans, ont été en outre interpellés.

Dans le même temps, 60 contrôleurs allemands de la répression des fraudes, accompagnés de forces spéciales, sont intervenus à Juliers et Düren, perquisitionnant cinq appartements et des locaux commerciaux. Au cours de l’opération, ils ont confisqué 1,4 million de cigarettes, un faux passeport, un permis de conduire falsifié et un kilo de marijuana. (...)"

Source : Ministère fédéral des Finances (29.09.11)
3 octobre
2011

Le moteur franco-allemand en panne, par Cem Ozdemir


Cem Ozdemir, ©Die Grünen.
"Une grave crise touche l’Europe. Cela fait consensus entre les États membres de l’UE, un des rares points sur lesquels ils sont d’accord. Sur les solutions à apporter, c’est la valse-hésitation. Pourtant, plus que jamais, il faudrait que les politiques reprennent la main face aux marchés.

Mais comment y arriver ? Un point-clé pour répondre à cette question réside sans doute dans les relations franco-allemandes. Dans le passé, l’axe franco-allemand a joué un rôle moteur et décisif dans nombre de situations de crise. Et aujourd’hui ? Bien sûr, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel multiplient les sommets au cours desquels ils ne manquent pas de s’auto-congratuler de leur prétendu volontarisme. Mais à y regarder de plus près, les résultats politiques concrets laissent à désirer. Ils ne sont pas à la hauteur...(...)"

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28 septembre
2011

Les recettes de la ministre allemande du Travail pour s’attaquer au chômage des jeunes


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(c) Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé.


" Ministre du travail d’Angela Merkel, Ursula von der Leyen est une femme politique atypique outre-Rhin. Mère de sept enfants, cette chrétienne démocrate s’est engagée cet été tambour battant dans une grande bataille pro-européenne, allant même jusqu’à réclamer "les Etats-Unis d’Europe". De passage à Paris pour le G20, celle qui, désormais, se positionne comme possible future chancelière a accepté de répondre aux questions de Challenges.

Le G20 a décidé de mettre en place une "taskforce" pour lutter contre le chômage des jeunes. Quel sera le rôle de l’Allemagne dans ce groupe ?


Les Allemands ont un taux de chômage des jeunes de moins de 10%, le troisième niveau le plus bas d’Europe, où certains pays affichent jusqu’à 50%. Le problème de ces jeunes est qu’ils n’ont pas d’emploi, parce qu’ils n’ont pas d’expérience. Même si tout n’est pas parfait, notre système de formation en alternance est une bonne solution : il permet de rentrer dans le monde du travail, tout en continuant d’aller à l’école. Il suscite, du coup, un grand intérêt chez nos partenaires. Nous avons certainement beaucoup de choses à apprendre les uns des autres. Mais, j’insiste sur ce point, au sein de cette taskforce, il ne faut pas seulement étudier les recettes qui marchent. Il faut aussi se pencher sur les échecs, pour les décortiquer. Procéder à une analyse sans concession des blocages et des freins à l’emploi.
(...)"

Propos recueillis par Sabine Syfuss-Arnaud, chef du service international à Challenges