Le conseil franco-allemand, qui se tient en principe deux fois par an, a été cette fois préparé en amont par les ministres chargés des relations européennes,
Pierre Lellouche et Werner Hoyer, qui ont remis en janvier à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy une lettre contenant une quarantaine de propositions.
Ces propositions concrètes visent "à intensifier la relation franco-allemande", expliquait alors Pierre Lellouche, selon qui l’Agenda franco-allemand 2020 s’articulera autour de six axes :
* la préparation de stratégies coordonnées de sortie de crise et la poursuite d’efforts conjoints en faveur de la régulation financière et de la gouvernance internationale ;
* la coopération dans la sécurité énergétique, les énergies renouvelables, les questions climatiques (la France et l’Allemagne veulent notamment favoriser la création d’un standard européen unique en matière de véhicules électriques) ;
* le renforcement de la coopération dans l’innovation, la recherche, l’éducation et l’enseignement supérieur ;
* le développement de la coopération entre la France et l’Allemagne en matière de politique étrangère, de défense, de sécurité intérieure et d’immigration ;
* la signature d’un accord sur le régime matrimonial franco-allemand, le rapprochement des deux sociétés civiles, "l’espace culturel franco-allemand" et la mobilité des jeunes ;
* l’ouverture de "nouvelles pistes de coopération institutionnelle", même si l’idée d’un échange de ministres, un temps défendue par Pierre Lellouche, semble passée de mode.