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12 février
2010

Sécurité "franco-allemande" (Kouchner)

12.02.2010

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Bernard Kouchner - Photo : © MAEE, F. de La Mure


Le ministre français de Affaires étrangères Bernard Kouchner se prononce pour une politique de sécurité franco-allemande, précurseur d’une stratégie européenne, dans une interview à paraître demain. "Une défense commune - c’est cela qui fait encore véritablement défaut" à l’Europe, déclare M. Kouchner dans l’hebdomadaire allemand Focus. "Une stratégie permettant de parvenir progressivement à une politique de sécurité franco-allemande serait magnifique mais bien entendu, simplement à titre de précurseur d’une stratégie européenne commune", poursuit-il. "Ce qui serait très simple et très important : un comité des ministres de la Défense européens au conseil ’Affaires étrangères’, estime-t-il. Ce serait un signe politique. Mais en Europe, tout est justement très compliqué".
En savoir plus : www.lefigaro.fr

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3 août
2011

Le jardin d’enfants "Die Katze", symbole de l’amitié franco-allemande


© MILK

"Le jardin d’enfants Die Katze est le symbole de l’amitié franco-allemande. Il est le résultat de l’opération « Une Europe sans frontière » entre la région de Baden-Württemberg et l’Alsace.

Tomi Ungerer, artiste de renommée internationale à la fois ambassadeur de l’enfance et d’origine alsacienne, s’est associé au bureau d’architectes d’Ayla-Suzan Yöndel pour créer ce lieu audacieux. Il a choisi son animal préféré pour réaliser une école hors norme, qu’il caractérise d’ « animal malin et conscient de l’être », donc parfait pour inspirer des enfants. Accroupi tel un sphinx, il guette sa proie, prêt à lui bondir dessus. A la manière d’une souris qui se fait avaler, les enfants entrent par la bouche du matou. La langue dépliée fait office de porte d’entrée et la gueule de hall. Les pattes sont des espaces dédiés au jeu. Le ventre du chat est constitué d’un vestiaire, de salles de classe, d’une cuisine, d’une salle à manger et d’un escalier. La visite anatomique se poursuit à l’étage. La tête du chat est une salle principale, baignée de lumière par les yeux et les oreilles. Un toit plat, où pousse de l’herbe, dessine le pelage du chat et, comme toute digestion qui se respecte, les souris sont évacuées en cas de secours par le dessous de la queue ! Le dessus ne pouvait être qu’un toboggan propice à de folles glissades. Une centaine d’enfants profitent de ce lieu extraordinaire. Tout est mis en œuvre pour qu’ils apprennent en s’amusant. C’est dans leur vie d’adulte qu’ils pourront se souvenir avec nostalgie de leur enfance, car il n’est pas donné à tout le monde d’avoir passé ses premières années dans un chat".

Jardin d’enfants Die Katze, Wettersteinstr. 16a, Wolfartsweier, Allemagne.
3 août
2011

"En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général" : réflexions d’une allemande installée à Montpellier

"« La vie à Montpellier est extra quand on a du travail »


© Le Monde.fr / J. Parienté


Ira Imig est venue vivre en France parce qu’elle est "tombée amoureuse d’un Français qui ne voulait pas apprendre l’allemand". Il venait de trouver du travail à Montpellier et c’est tout naturellement qu’elle a quitté l’Allemagne pour s’installer ici. C’était il y a treize ans.

Depuis, Ira Imig est devenue française. Ou plutôt "binationale", comme on dit. La nationalité française, elle l’a acquise au prix "de beaucoup de paperasse" et d’un entretien destiné, entre autres, à évaluer son niveau de français – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle en parle comme d’une simple formalité, à mille lieues des files d’attente interminables en préfecture, des rendez-vous vexatoires ou des décisions discrétionnaires. "Il y a deux types d’étrangers, ceux qui viennent des pays du Nord et les autres. C’est tout à fait par hasard que je suis née dans un pays qui est moins étranger", reconnaît-elle en fredonnant la chanson de Maxime Le Forestier Né quelque part.

Ira Imig peut désormais "voter et participer aux petites choses du quotidien". "Je savais que j’avais droit à la nationalité, car je rapportais de l’argent à l’ État français", explique-t-elle. Depuis plusieurs années Ira dirige une agence de relations presse. "Enfin, une agence… L’agence c’est moi, moi et moi", tempère-t-elle. Au départ, elle proposait aux entreprises françaises d’assurer leurs relations avec la presse étrangère. Petit à petit, elles lui ont demandé de prendre en charge les relations avec la presse française. Un peu étonnée, elle s’y est pliée de bonne grâce et aujourd’hui son entreprise prospère.

Quand elle vivait en Allemagne, Ira Imig travaillait dans le mécénat culturel. Une activité qu’elle tente de lancer à Montpellier, mais de part et d’autre du Rhin les habitudes divergent. Pourtant ici la fiscalité encourage bien plus qu’ailleurs les entreprises à soutenir les projets culturels ou solidaires. Mais ça ne suffit pas : "En Allemagne comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, on considère comme normal de soutenir l’intérêt général. Si le projet intègre le chef d’entreprise comme les employés, c’est un vrai atout pour la vie sociale et en dernier lieu un outil de communication." Les entreprises, peu nombreuses, qui franchissent le pas sont ravies, assure Ira Imig : celles-ci ont compris "qu’elles pouvaient vivre des choses beaucoup plus profondes qu’une déduction fiscale".

Si, en Allemagne, il est naturel que les budgets culturels soient complétés par des capitaux privés, Ira Imig a observé une méfiance en France face à ce type de financement. Elle avance une explication : peut-être est-ce parce qu’on se vante d’être une "exception culturelle" où l’ État doit tout financer. Ou alors parce qu’on a tendance à appeler "patron" celui qui dirige comme s’" il n’était pas vraiment un homme comme les autres", ce qui ôterait toute velléité à jouer collectif.

La perception du mécénat figure en bonne place sur la liste des différences culturelles qu’elle pointe. Ira Imig rit en évoquant cette manie qu’ont les Français de "monter des dossiers" ou leurs repas interminables. Elle vante la "légèreté" des Fêtes de Bayonne, dont elle revient, se gausse du stéréotype de l’Allemand très ordonné : "Je pourrais être trois fois plus bordélique que les Français, ça ne se remarquerait pas", tant le cliché est ancré. "Avoir deux cultures, c’est génial", résume-t-elle en louant les nombreuses occasions qui lui ont permis de s’intégrer : "C’est sans doute parce que les gens d’ici sont particulièrement heureux."

(...)"
2 août
2011

Revivez la Coupe du monde de football féminin avec l’OFAj


Après le Mondial de 2006, les fans de foot s’enthousiasment pour un nouvel événement sportif en Allemagne : la Coupe du Monde de Football Féminin (FIFA™).

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), fort du succès de ses programmes mis en place il y a cinq ans, notamment grâce à son programme de volontaires, est également présent dans le cadre d’un nouveau partenariat avec la Fédération Française de Football (FFF) et le Comité d’organisation de la Coupe (CO).

En effet, grâce à l’OFAJ, 50 jeunes Français se mettent en route vers l’Allemagne, pour prêter main forte tant aux joueuses qu’au public en étroite coopération avec les volontaires allemands.

Lisez leurs témoignages, retrouvez les dans leurs portraits et écoutez la chanson du groupe rap franco-allemand, Buddah Woofaz, créée spécialement pour la Coupe du Monde de Football féminin !

1er août
2011

Le jazz franco-allemand délie les langues

" Devenir prophète en annonçant aujourd’hui que le jazz évolue sans relâche, c’est fini. On sait les ressources de son langage. Parfois, pourtant, les révélations s’enchaînent, bouleversent l’approche du genre, comme au festival JazzDor de Berlin, cinquième du nom. Avec le recul, quel glissement de terrain ! Quelle cuvée ! Les surprises raffinées apparues depuis l’an dernier ont confirmé (Sidony Box ; Journal Intime joue Jimi Hendrix ; Benzine ; le millésime Yvinec de l’Orchestre national de Jazz).


©Matthieu Schoenahl
Côté fusion des idiomes, pas de frontière au firmament franco-allemand. Étoiles et Supernovas ont brillé sous la baguette du programmateur alsacien Philippe Ochem : citons le quartet du saxophoniste Daniel Erdmann (Vincent Courtois au violoncelle ; Samuel Rohrer aux percussions ; Frank Möbus à la guitare). Mention enfin pour le double trio de clarinettes, enflammé par Jean-Marc Foltz, aux phrases déliées et pénétrantes. Et surtout, surtout, le summum : l’improvisation à la fois fomentée et débridée par le septet du contrebassiste allemand Pascal Niggenkemper (à droite sur la photo).
(...)"
30 juillet
2011

Alain Juppé au secours de la diplomatie allemande



"Oubliés les désaccords , Paris et Berlin sont de nouveau sur la même longueur d’onde à propos de la Libye. Pour Guido Westerwelle, le chef de la diplomatie allemande, le constat rassurant dressé par son homologue français, Alain Juppé, invité d’honneur de la conférence des ambassadeurs allemands, lundi à Berlin, tombait à pic. Englué dans une tempête de critiques en raison de ses prises de position contestées sur le régime de Mouammar Kadhafi, Westerwelle est un « ministre en sursis », selon les médias outre-Rhin.

« La relation franco-allemande est en pleine forme », a tenu à préciser Alain Juppé. Avant de concéder que Paris et Berlin ne « sont pas toujours spontanément d’accord sur tout ». « En Libye, nous partagions le même objectif : permettre au peuple libyen de recouvrer la liberté et changer de régime. Nous n’avons pas eu la même approche pour y parvenir. Ce chapitre est clos. Nous travaillons maintenant coude à coude », a-t-il précisé, en réponse à une question sur les rumeurs de démission entourant Westerwelle.

En mars, sous l’impulsion de son chef de la diplomatie, l’Allemagne s’était abstenue lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens, avant de refuser toute participation à l’opération de l’Otan. Westerwelle est critiqué jusque dans la coalition gouvernementale pour avoir expliqué à plusieurs reprises que les sanctions de l’ONU avaient joué un rôle clé dans la chute de Tripoli, et que l’Allemagne était en première ligne sur le dossier. Lundi, il a fait marche arrière en disant son « respect pour la France » et les autres pays liés par la résolution 1973. Et il a réaffirmé qu’« en dernier recours » l’Allemagne prendrait ses responsabilités en Libye avec une participation militaire.

Mea culpa

Contesté pour avoir fragilisé les relations de l’Allemagne avec ses alliés les plus proches, Westerwelle avait dû céder la direction d’un parti libéral à la dérive au printemps. De nouveau acculé, il avait entamé son mea culpa dimanche. Dans les colonnes du Welt am Sonntag, il s’était réjoui « que l’intervention militaire ait permis la chute du régime de Kadhafi » et avait dit son « respect » pour les « résultats obtenus par nos partenaires grâce à la résolution 1973 ». Berlin serait désormais disposé à participer à une mission de stabilisation en Libye, à condition qu’elle soit déployée sous mandat de l’ONU. Selon les médias allemands, le virage de Westerwelle s’est opéré sous injonction du chef du parti libéral, Philipp Rössler, alors que des noms circulaient déjà pour lui succéder à la tête du ministère des Affaires étrangères.(...)"
23 juillet
2011

Jean Leonetti au quotidien Aujourd’hui en France :


(Paris, 23 juillet 2011)

"Q - Après le plan de sauvetage de la Grèce, l’euro est-il sauvé ?

R - Cette crise a démontré qu’il fallait une meilleure coordination entre les États membres. On voit bien que le fait d’avoir une monnaie unique nous impose - notamment en période de crise - d’exercer un meilleur contrôle sur cet outil financier. La création d’un gouvernement économique européen apparaît aujourd’hui comme une évidence. Il faut mettre le sujet sur la table dès la prochaine rentrée de septembre. La première étape, c’est un dialogue approfondi entre la France et l’Allemagne.

Q - Cela veut dire un ministre commun de l’Économie et des Finances ?

R - Pas forcément. Il faut surtout un dialogue et un consensus. On a désormais l’amorce d’un fonds monétaire européen, une Banque centrale européenne, une banque européenne d’investissement… Donc, il faut une harmonisation et un pilotage communs. Mais pas forcément un seul pilote…

Q - Chaque État membre doit-il inscrire le principe d’équilibre budgétaire dans sa Constitution, comme la France cherche à le faire ?

R - Bien sûr. Désormais, la discipline budgétaire doit s’imposer à tous. Si la France parvenait à adopter cette fameuse règle d’or, comme l’a déjà fait l’Allemagne, cela aurait un effet d’entraînement pour le reste des pays de la Zone euro.

(…)"
8 juillet
2011

A Besançon, une conservatrice allemande pour le musée de la Résistance et de la Déportation.

Dans un communiqué reçu mardi 21 juin 2011, la ville de Besançon annonce qu’une nouvelle conservatrice a été nommée au musée de la résistance et de la déportation de Besançon.

"Jean-Louis Fousseret, Maire de Besançon, a annoncé officiellement l’arrivée de Gaby Sonnabend comme future conservatrice du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Ce choix fait suite à un appel à candidatures mené parallèlement en Allemagne et en France. Au-delà du symbole, Gaby Sonnabend a été retenue pour sa haute qualification, son expérience scientifique et sa vision du projet. Elle prendra ses fonctions à Besançon, le 1er octobre 2011.


© www.gabysonnabend.de
Gaby Sonnabend, née en 1971, est une historienne allemande spécialiste des relations franco-allemandes dans la première moitié du 20e siècle.
  • Etudes d’histoire, de sciences politiques et de droit public à l’université de Bonn.
  • Licence d’histoire à l’université Paris IV-Sorbonne
  • Maîtrise sur les rapports de l’ambassadeur français à Berlin dans les
    années trente, André François-Poncet, pour retracer son image du Troisième Reich.
  • Thèse de doctorat, sous la direction de Klaus Hildebrand, un spécialiste international de l’histoire du Troisième Reich, au sujet de Pierre Viénot, un personnage clé dans le rapprochement franco-allemand dans les années vingt, membre du gouvernement du Front populaire dans les années trente et résistant de la première heure en 1940.
  • Reçoit le prix de promotion de la Fondation Lydie Schmit (Luxembourg) destiné à de jeunes chercheurs, pour cette thèse de doctorat qu’elle termine en 2002.

  • Coordinatrice de l’exposition temporaire « Chacun est un étranger – presque partout » à la Maison de l’Histoire de la République fédérale d’Allemagne à Bonn

  • Commission pour l’Histoire du Parlementarisme et des Partis politiques à Bonn

  • Musée de la Communication à Francfort sur le Main.

  • En 2006, elle participe à un programme d’échange pour de jeunes professionnels dans les musées, ce qui lui permet d’effectuer un séjour de deux mois au Mémorial de Caen.

  • Depuis 2008, Gaby Sonnabend est collaboratrice scientifique à la Fondation du Mémorial du Président du Reich Friedrich Ebert (Heidelberg)."
7 juillet
2011

France-Allemagne à Mönchengladbach : j’y étais !

"Les Bleues jouaient pas loin de chez nous, mardi. Une occasion rêvée pour aller les encourager ! Quand j’ai appris que le district des Ardennes organisait un déplacement pour permettre à ceux qui le voulaient d’assister au match de la Coupe du monde de football féminine entre l’Allemagne et la France, j’ai sauté dans le car.


© Blog "Complètement foot"


Arrivé à Mönchengladbach (c’est la ville où avait lieu la rencontre mais je n’arrive toujours pas à prononcer ce nom correctement), notre groupe de Français est accueilli en fanfare. Dans le car, les parents de la Marnaise Elise Bussaglia et son frère voyagent avec nous. Pendant tout le trajet, ils gardent un air décontracté. L’esprit festif. A l’arrivée, ils filent prendre leurs places dans les tribunes de leur côté.

Regards appuyés des supporters allemands qui nous lancent un : « Allez les Bleues » avec presque pas d’accent. Tous bien grimés comme il se doit et après avoir bu quelques bières, certains d’entre nous ne se font pas prier deux fois pour mettre l’ambiance à la sortie du car, au grand bonheur du journaliste de France 3 qui nous attend de pied ferme sur le parking, sa caméra calée sur l’épaule."

(...)
5 juillet
2011

Mondial féminin de foot : France-Allemagne à l’affiche ce soir



France - Allemagne, Groupe A, Mönchengladbach, 5 juillet. L’une des affiches attendues du premier tour. Oui mais voilà, les résultats des deux premiers matches en ont décidé autrement. Les Bleues et la Mannschaft sont déjà qualifiées pour les quarts de finale. La rencontre est-elle pour autant sans enjeu ? Pas vraiment...

Pour l’instant, Françaises et Allemandes ont réalisé un sans faute. Petit avantage pour les filles de l’Hexagone cependant, leur large victoire sur le Canada (4:0) leur offre une différence de buts supérieure. Dès lors, un nul contre les hôtes leur garantirait la première place. Pour la France, l’objectif de cette rencontre sera avant tout de continuer sur la bonne dynamique. Terminer en tête de ce Groupe A permettrait évidemment d’optimiser son capital confiance, et surtout d’éviter l’adversaire théoriquement le plus coriace du Groupe B.

Mais ce France-Allemagne est dans les têtes depuis un long moment. L’équipe de France est composée pour quasi moitié de joueuses de l’Olympique Lyonnais. Or Les Lyonnaises viennent de remporter la Ligue des champions de l’UEFA face à Postdam, l’un des grands clubs allemands pourvoyeurs de l’équipe nationale. Le FCC Turbine Potsdam avait privé les Rhodaniennes d’un premier titre européen l’année précédente. La rivalité est donc bien réelle.

La culture du "c’est possible"

Mais Bruno Bini relativise l’effet Ligue des champions. "Il n’y a que trois joueuses de Potsdam en sélection, ce n’était pas non plus un France-Allemagne...", tempère-t-il avant d’ajouter : "Une certaine culture du ’c’est possible’ a émergé après ce match. J’en ai beaucoup parlé avec mes joueuses, je crois qu’une barrière psychologique a explosé."

Avant cela, le bilan international entre ces deux pays avait de quoi inhiber les plus irréductibles des Gauloises. Sur neuf confrontations, les Françaises n’en ont gagnées que deux, en amical, 1:0. Le reste est entièrement à la gloire des Allemandes, dont quelques scores fleuves. Comme au premier tour de l’UEFA EURO Féminin 2009, un cinglant 5:1.
(...)

Un Classique

Les Tricolores semblent n’avoir pas grand chose à perdre. Qualifiées pour les quarts de finale, elles ne subissent pas la pression populaire comme les Allemandes, tenantes du titre et à domicile. "Relax" paraît être le mot en vogue pour les coéquipières de Thiney : "Ce qu’on veut surtout, c’est prendre du plaisir à chaque match et avoir des émotions. C’est rare de jouer dans des stades pleins. Ca fait vraiment partie du bonheur de ces compétitions. On essaye de vivre le mieux possible avec un environnement magnifique", explique la native de Troyes, le sourire aux lèvres.

Pourtant, pour d’autres, cette affiche n’est pas exactement anodine. Les France-Allemagne du football ont nourri les mémoires collectives. Thiney n’était pas née, mais sa coéquipière de Juvisy Sandrine Soubeyrand, se souvient : "Je me revois encore devant ma télé, en 1982, en train de regarder la demi-finale de la Coupe du Monde, la France contre l’Allemagne avec Patrick Batiston sur la civière… L’issue est dramatique mais j’aime les émotions fortes. C’est aussi pour ça qu’on fait du sport, pour vivre ces émotions et les faire partager."


Si le match du 5 juillet pouvait donner aux spectateurs ne serait-ce que la moitié des émotions vécues à Séville ce 8 juillet 1982, nul doute que chacun s’en contenterait...

Regardez les réactions du sélectionneur avant le match :

5 juillet
2011

Allemagne : faute de chômeurs, l’agence pour l’emploi licencie


"Berlin Correspondance - Le mieux est parfois l’ennemi du bien. Ainsi, en Allemagne, parce que les entreprises embauchent, l’agence pour l’emploi... débauche. Corollaire de la spectaculaire baisse du taux de chômage outre-Rhin - au plus bas depuis 1992, l’agence allemande pour l’emploi a annoncé, lundi 4 juillet, une spectaculaire restructuration avec la suppression de 10 000 postes d’ici à 2015, soit 10 % des effectifs.

"Avec la baisse du nombre de chômeurs et l’optimisation des processus de travail, certains emplois ne sont plus indispensables", affirme implacablement Paul Ebsen, porte-parole de l’organisme public. Mais on est quand même à l’agence pour l’emploi, alors la méthode sera douce : aucun licenciement sec ne devrait avoir lieu, seuls les départs à la retraite et la non-reconduction des contrats à durée déterminée assureront la baisse des effectifs.

"Les emplois supprimés dans l’administration seront partiellement compensés par des créations de postes dans le service conseil, qui ne sera pas touché par la réduction des effectifs", précise M. Ebsen. Le but consiste à mettre en place un conseiller pour 75 demandeurs d’emplois de moins de 25 ans et un pour 150 pour les plus âgés. "Ce taux n’est pas atteint dans toutes les régions", précise-t-il.

Selon les derniers chiffres publiés, le nombre de chômeurs outre-Rhin a franchi un nouveau seuil à la baisse. En juin, 2,89 millions de personnes étaient officiellement sans emploi, soit 6,9 % de la population active. Une situation qui varie selon les régions : l’Est et les anciennes régions industrielles subissent toujours un taux supérieur à 10 % ; il est de moins de 4 % dans le sud du pays.
(...)"


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